L’imaginarius – Le petit journal du fantastique

L’imaginarius – Le petit journal du fantastique est arrivé au début du mois sur le net. En voici la présentation faite par Gaëlle Dupille :

« Le premier magazine franco-québécois dédié à la littérature, à la BD et au cinéma fantastiques qui donne la parole aux nouveaux auteurs, aux libraires et aux éditeurs indépendants.

Tous les 2 mois, retrouvez : des nouvelles inédites, des interviews d’auteurs, les conseils littéraires, télé et cinéma de la rédaction, les coups de coeur des libraires et des éditeurs et des enquêtes liées au monde du paranormal, source d’inspiration inépuisable pour tous les auteurs de littérature fantastique.

Amateurs de frissons, soyez les bienvenus dans notre univers…

Gaëlle Dupille

Créatrice et Rédactrice en chef de L’IMAGINARIUS »

Pour lire en ligne, c’est par ici : http://limaginarius.wifeo.com/

Pour lire le journal en PDF, contactez la rédaction à : lepetitjournaldufantastique@gmail.com

Au programme de ce numéro 1 :

Les coups de coeur littéraires de la Rédaction, des Editions Voy'[El] et des Editions Callidor,

Une interview du psychanalyste et auteur Jean-Charles Bouchoux,

Une interview « BD » pour découvrir la librairie « Les Bullivores » à Périgueux,

Quatre nouvelles inédites de Pascaline Nolot, Eloïse de Valsombre, Victor Moreau et Lord Edward,

Une interview de l’auteur Arnaud Bascou, à la recherche d’une nouvelle maison d’édition pour son roman « Le vol du corbeau »,

La combustion spontanée,

Le mystère des chats noirs associés à la sorcellerie,

Une interview de Deruos, de l’Assemblée Druidique du Chêne et du Sanglier qui nous explique en quoi consiste le Druidisme,

Des idées pour un séjour en Ecosse « pas comme les autres »,

3 nouvelles inédites des Fossoyeurs De Rêves, groupe d’auteurs que nous vous présenterons,

Les interviews de John Steelwood, Romain Billot, Stéphane Bourget, Sylvain Johnson, de Sortilèges Editions et de Batkilla, jeune et talentueux dessinateur bordelais qui a accepté d’illustrer ce numéro.

 

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Citation de Stephen King

« Etant enfant, le macabre était toujours là. J’aimais les comics d’horreur. J’économisais mon argent de poche pour voir des créatures d’horreur comme « The Black Scorpion », « The Creature from the black lagoon », tout ce qui contenait des monstres, cela m’effrayait et m’excitait en même temps »

Stephen King (extrait de l’entretien avec Martin Coenen)

Stephen-King-by-Shane-Leonard

Imaginales 2012 – Atelier Slam

Demain je vais me rendre aux imaginales, et comme j’ai vu qu’il y avait un atelier Slam, j’ai écrit ce petit texte sur le thème du climat dans le futur. Je l’ai écrit ce matin.

L’homme de poussières

Je marche depuis trop longtemps sur cette terre,
C’est pour dire, j’en suis devenu un homme de poussières.
Car respirer dans ce monde saturé par l’atome
A creusé jour après jour un peu plus notre tombe.

Je ne dis pas cela pour vous faire peur,
Ni instiller en vous la terreur,
Mais en cette année 2052
Je me retrouve seul, parmi eux.

Ils sont de métal, de titane, bardé de fils et de circuit,
Ils sont comme vous et moi,
Ils possèdent des jambes, une tête et deux bras,

Mais quand vient ce vent porteur de mort pour les humains,
Quand vient la nuit glaciale d’un hiver sans fin,
Les cœurs s’arrêtent de battre, une seconde, puis une autre,
Et lentement se corrode, et lentement se corrode…

Nos espoirs de redécouvrir un arbre bruissant sous la brise,
Le sourire d’un enfant devenu tour de pise.
Mécaniquement, la vie se délite à chaque battement de paupières,
Nous transformant tous, en hommes de poussières.

Eux, avancent sur ce sol craquelé d’avoir trop souvent pleuré
Eux, construisent leur avenir, sur nos cendres entourées de barbelés

La normalité a changé de camp depuis des années,
L’homme n’est plus qu’un souvenir, que les robots ont remplacé
Nous sommes devenus des animaux en voie de disparition
Mais aucun gardien de zoo n’est là pour nous coller en prison.

Le climat s’est détraqué, et plus personne n’y peut rien
Alors, je marche sur mon passé, cette terre de l’amer
Et je marche tout en me décomposant en un homme de poussière
Et je flotte dans le vent, je flotte…

Année 2052, les robots règnent sur la planète,
Année 52, les robots sont légion, et des hommes plus de têtes
Maintenant, le temps va s’écouler dans le vide
Maintenant, le temps ne sert plus, alors il se dévide.

Je regarde la vie pas plus épaisse qu’un papier de cigarette
Eux me regardent, et, sans doute, voit-il en moi une bête
Car je dépense mes dernières forces pour creuser dans le sol
Je troue la terre de mes doigts, ma vie, mon alcool.

J’ai dans mes poches quelques graines, des semences que j’ai gardées
Sans doute avec cet espoir, de voir renaître notre humanité.
Mais sans eau, je sais que tout ça est inutile
Que sans pluie, mes os seront bientôt le sol le plus fertile.

Je ne suis qu’un humain né au mauvais endroit, les pensées bien amères
Et j’erre parmi les robots avant de retomber en poussières.
En attendant je prie, en attendant, je prie.

Sans titre