J’ai rêvé que le monde était en sang. Qu’une plaie sans nom gangrénait les terres fertiles, et vidait de sa substance native les fonds des océans. J’ai rêvé que le monde hurlait, que des millions de bouches priaient, que des estomacs se nouaient un peu plus chaque jour et qu’une minorité tentait de changer les choses : en vain.

J’ai rêvé de ce cauchemar et aujourd’hui, j’ouvre les yeux et je m’aperçois que mes paupières m’ont été ôtées depuis des lustres et que l’espoir n’est qu’un concept pour maintenir l’humanité à flot.

J’en ai fini avec les nuits faites de songes aux notes d’espérances, la réalité est aujourd’hui plus forte que la fiction et quand je m’abandonnerai au destin, alors je partirai avec cette croyance : celle de penser qu’il existe au-delà de la mort un monde capable d’effacer la mémoire du temps.

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Les écheveaux de la vie

Errance ; chercher sa route et marcher dans un brouillard épais et tenter de percer ce mystère qui me cloue au sol et rester là, sans un mot, le cœur blessé, sont des faits qui me déchirent chaque jour un peu plus. Face à moi, un no man’s land s’est dessiné, il irrigue mes visions, me noie dans un océan de sable aux notes atomiques. Depuis plusieurs mois, les écheveaux de la vie se détissent inlassablement, faisant battre mon cœur à le voir chavirer, oppressant tout mon être, mes songes, mes envies, mes espoirs ; je sens d’ailleurs l’âpreté d’un feu dévastateur inonder mon âme, il vient balayer des décennies de souvenirs et réduire en cendres ce qui reste encore de moi.

C’est-à-dire : presque rien.

Le destin, pragmatique, m’a effacé de cette équation que je tentais de résoudre depuis si longtemps : celle de la vie. Aujourd’hui, je n’existe plus, enfin, plus vraiment. Pourtant, je suis encore là, je respire, je parle, je vis, mais mon existence n’est plus qu’une façade, un morceau de tissu cousu de fil blanc. Le temps file et les écheveaux de ma vie ne sont pas plus épais qu’un papier de cigarette et bientôt, ce feu qui chemine dans les entrailles de mon esprit, annihilera à jamais ce rien ridicule qui me tient encore éveillé ; encore réveillé.

Ces fils, je les sens glisser dans mes paumes, j’ai beau essayer de les retenir, ils s’enfoncent dans ma chair, me tailladent et meurtrissent ce qui reste de moi. Des écheveaux de ma vie, je sais qu’aucune goutte de sang ne viendra entacher mon départ, car mon sang est en train de pourrir dans mes veines et, lentement, je me décompose sous les regards de mes amis ; la famille, je n’en ai plus.

Je suis pourtant affamé, mais à cette heure où je couche ces mots, plus rien n’arrive à étancher ma soif de vivre, tout ce que je touche se dissout en un instant, mes pensées deviennent de plus en plus furtives et je sais, d’ici une poignée de minutes, qu’elles m’échapperont, destin implacable.

Mon avenir, je le connais. Bientôt je vais m’endormir et cet autre qui sommeille en moi continuera d’errer sur cette terre, parmi les vivants, en compagnie des morts.

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Sélection des courts métrages…

Dans le cadre du festival de l’horreur et de la mort qui tue, je me suis rendu hier soir  à la maison de l’étudiant (campus fac de lettres de Nancy) pour participer à une sélection de courts métrages sur le thème de l’horreur et de la mort qui sera diffusée lors de la Grande Soirée de l’Horreur et de la Mort qui Tue  du 31 octobre à la MJC Lillebonne.

La soirée a démarré à 20 heures (et comme je suis arrivé un peu en retard, j’ai raté un morceau du court sur les vampires)

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Au menu donc, des vampires en quête de reconnaissance, des zombies fins gourmets, des nains et une bande-annonce à décrocher les mâchoires, et un montage photos en noir et blanc se déroulant au rythme d’une nouvelle de Guy de Maupassant (que j’adore), « La main ».

Personnellement, j’ai eu un coup de cœur pour les nains venus de l’espace et pour Lisa, la fille zombie qui, par le biais d’une vidéo tournée à la manière d’un docu tv, raconte le mal-être d’une jeune fille atteinte de… zombification.

Au nombre de 6, seul 3 films projetés ont été sélectionnés. L’un d’eux, « La visite » n’a pas pu être diffusée suite à un problème de lecteur vidéo, dommage. Les critères de choix ont porté sur l’esthétisme, l’originalité, le montage, le son, l’image et la pertinence. A noter la présence de deux créations de l’IECA de Nancy.

Avant chaque vidéo, Didier a présenté chacune d’elle et en a soulevé les points intéressants . Quant à la veuve noire, elle s’est battue avec VLC et le lecteur windows vidéo pour nous diffuser les courts métrages, merci de ta persévérance.

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Festival de l’horreur et de la mort qui tue – Première session

Le premier festival de l’horreur et de la mort qui tue a démarré début octobre sur Nancy. Organisé par l’association RésurrAction, il se déroulera du 1er octobre au 03 novembre dans différents lieux de la ville (MJC des III Maisons, Bar aux Bôvins, Galerie 9, Maison de l’étudiant, le Boucl’Art, Théâtre MON DESERT et la rue et …)

Hier, je me suis rendu au 19 Bis rue Henri Bazin au Boucl’Art pour le vernissage de l’exposition Deshumanisart (montages photos et poupées customisées). La soirée a été animée par la Veuve Noire (Présidente de RésurrAction). Des slameurs ont lu des textes en relation avec le thème du festival : Florent, Joseph, Brèves de cimetière, Venenum Cattus, Rachel, Adrien…

Bref, l’ambiance était là, très sympa.

Seul hic, j’ai oublié mon appareil photo, donc j’essayerai d’en emprunter ailleurs dès qu’elles sortiront (oui oui, des flashs ont crépité)

Ensuite nous avons eu l’occasion de goûter aux cocktails maison préparés par Elisa Dubos, bouchère et responsable cuisine (perso j’ai bu celui avec du gingembre) et pour les plus gourmands, du pain d’épices était inscrit à la dégustation.

Voici le lien de l’association, vous y retrouverez le programme complet du festival et pour ma part, je me rendrai le 02 novembre sur Nancy pour le spectacle « Danses d’Outre-Tombe » un duo d’artistes, Florent Noblot et Loujé.

Autre info, le 31 octobre (avant la grande soirée), une zombie walk se déroulera pour la première fois dans les rues de Nancy, venez nombreux.

http://www.resurraction-2012-xxxx.venez.fr/

45690_festival-horreur-mort-qui-tue-nancy-2012-agenda

LYNYRD SKYNYRD – SIMPLE MAN

Lynyrd Skynyrd – Simple Man – 1973

Mama told me when I was young
Come sit beside me, my only son
And listen closely to what I say
And if you do this it will help you some sunny day

Oh, take your time, don’t live too fast
Troubles will come and they will pass
You’ll find a woman and you’ll find love
And don’t forget, son, there is someone up above

And be a simple kind of man
Oh, be something you love and understand
Baby be a simple kind of man
Oh, won’t you do this for me, son, if you can

Forget your lust for the rich man’s gold
All that you need is in your soul
And you can do this, oh baby, if you try
All that I want for you, my son, is to be satisfied

And be a simple kind of man
Oh, be something you love and understand
Baby be a simple kind of man
Oh, won’t you do this for me, son, if you can

Oh yes, I will

Boy, don’t you worry, you’ll find yourself
Follow your heart and nothing else
And you can do this, oh baby, if you try
All that I want for you, my son, is to be satisfied

And be a simple kind of man
Oh, be something you love and understand
Baby be a simple kind of man
Oh, won’t you do this for me, son, if you can

Baby, be a simple, really simple man
Oh, be something you love and understand.