Histoire de zombies (17) Le binôme entre dans le bâtiment

Episode précédent – Le binôme devant le laboratoire P4

Sylvain retenait le zombie à distance de son visage, ses mains enserraient sa gorge, mais cela ne gênait en rien le mort-vivant, qui continuait de claquer des dents, cherchant pas n’importe quel moyen de le mordre. Soudainement, Sylvain sentit une douleur cuisante lui transpercer le côté gauche de l’abdomen. D’un regard, il vit le zombie s’acharner avec son unique main sur lui, il avait déchiré une partie de sa peau et commençait à glisser ses doigts sous l’épiderme.

Sylvain hurla.

Comme un chien prisonnier sous l’essieu d’une voiture, il hurla à s’en briser la voix. Jamais il n’avait ressenti une douleur si forte. Le paysage autour de lui commença à tanguer lentement, sa vue se voila, et se recouvrit d’une écume blanchâtre. Tout son être l’abandonnait. Il ne désirait plus se battre.

À quoi bon continuer, lui susurrait son esprit, l’humanité est déjà morte, continua de souffler ce dernier. Oui, Sylvain savait que vivre n’était plus qu’un rêve utopique, et qu’aujourd’hui le nouveau mode sur lequel fonctionnaient les hommes se nommait survie, mais survivre n’était qu’une étape transitoire avant la mort, une phase courte, dangereuse.

« Alors à quoi bon. », répéta Sylvain à voix basse, tout en relâchant son étreinte. Soudainement, il entendit un coup sourd résonner au-dessus de sa tête, puis il éprouva une sensation de compression au niveau de son torse. Le zombie s’était écrasé sur lui, et demeurait sans réaction. Sa cervelle se répandait lentement sur ses vêtements en de larges filaments opaques et épais.

« Il était moins une, mon pote, à deux centimètres près, je t’explosais la caboche.

Romain ? La voix de Sylvain semblait surgir d’outre-tombe.

Tu crois peut-être que c’est Chuck Norris. Allez, donne-moi la main. Il faut qu’on foute le camp de cet endroit. Ils vont pas tarder à rappliquer.

— Arghh… Il m’a…

La phrase de Sylvain resta en suspend. Romain s’agenouilla près de son ami et jeta un coup d’oeil à la plaie.

Blessure de guerre. Crois-moi, ce sera pas la dernière. Je vais te filer un petit quelque chose qui t’aidera à tenir, le temps de te soigner correctement.

— C’est quoi ? »

Romain déboucha une fiole de sérum physiologique de sa trousse de soin et aspergea la plaie occasionnée par le zombie. Il ne discerna aucune trace suspecte, aucun ongle cassé, aucun bout de chair pourrissante. Sylvain avait eu beaucoup de chance. Puis, Romain tira d’une pochette en cuir une seringue et la planta dans le ventre de Sylvain. Ce dernier grogna, mais la douleur n’était en rien comparable aux traces laissées par l’attaque du zombie.

« Tu vas voir, dans quelques secondes, tu pourras courir le cent mètres sans problème. C’est de l’adrénaline.

Romain s’empara d’une écharpe dépassant d’une valise éventrée, et après avoir placé rapidement des compresses sur la plaie, il se servit du vêtement pour maintenir l’ensemble en position. Il aida Sylvain à se redresser.

Allez, on peut pas rester plus longtemps. Ils se rapprochent et je tiens à te rappeler que nous n’avons plus la moindre munition. »

Sylvain acquiesça et suivit sans sourciller Romain au pas de charge jusqu’à l’entrée du laboratoire P4. La douleur n’était plus qu’un mauvais souvenir pour l’instant. Ils pénétrèrent dans le bâtiment, et s’enfoncèrent dans les couloirs de la structure.


news_black_ops_2_lache_les_zombies-13416

Episode suivant : Le binôme et le laborantin

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s