Chronique express : Extremely Loud and Incredibly Close

Fiche technique 

Date de sortie :  29 février 2012Réalisé par : Stephen Daldry

Avec : Thomas Horn , Sandra Bullock , Tom Hanks
Durée : 2h9min

Pays de production :  Etats-Unis

Année de production : 2010

Titre original :Extremely Loud and Incredibly Close

Distributeur : Warner Bros Pictures France

Petite précision avant de démarrer cette chronique express : Je n’aime pas Sandra Bullock.

J’ai donc regardé « Extremely Loud and Incredibly Close » (Extrêmement fort et incroyablement près). Je dois avouer que j’ai hésité à prendre 2h05 de mon temps pour ce film, tout bonnement à cause du casting. Bullock me sort par les yeux, elle casse le box-office, mais n’a jamais attiré mon attention (ou peut-être dans Speed, et encore). Heureusement, il y avait Tom Hanks, un acteur que j’apprécie.

Ce film a été adapté du roman de Jonathan Safran Foer (le livre est sorti en France aux Editions de l’Olivier) Le sujet n’est autre que le 11 septembre. Un film de plus sur l’attaque terroriste me direz-vous, et là, je répondrai : oui, mais non. Le point de vue pris est celui d’Oskar, 11 ans, il est le personnage principal de l’histoire (je ne veux pas utiliser le terme héros, inadapté ici).

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Pitch d’intro : Tout commence par un enterrement, celui de Thomas Shell, bijoutier. En fait, tout commence par l’enterrement d’une paire de chaussures de Thomas Shell, car son corps n’a jamais été retrouvé et c’est un cercueil vide qui est déposé dans la tombe.

Quelques minutes plus tard, un flash-back (un an plus tôt) vient nous éclairer sur cette cérémonie.

Oskar rentre de l’école en avance en cette matinée du 11 Septembre. Il ignore ce qu’il se passe. Quand il arrive à la maison, il ouvre le frigidaire, se dirige vers le salon, et écoute le répondeur. Il entend la voix de son père (joué par Tom Hanks). Ce dernier se trouve dans l’une des tours du WTC (ce n’est pas dit immédiatement, mais bon, on s’en doute quand même).

Après cette présentation, on découvre que le père et le fils sont très proches. Oskar est un enfant précoce et on apprend que Thomas Shell n’a de cesse de faire travailler l’esprit de son fils en élaborant de missions se déroulant dans la ville. Là, Oskar doit résoudre la numéro 6 au sein même de Central Park (vous le découvrirez si vous regardez le film, mais il faudra attendre 1h58 environ pour savoir)

Oskar n’accepte pas la mort de son père, il n’y voit aucune logique. Il compare sa disparition à la mort du soleil (mort qui ne nous apparaîtrait qu’au bout de 8 minutes). C’est avec la découverte d’une clef qu’Oskar va prolonger dans son esprit la vie de son père. Il sillonnera NYC afin de résoudre cette énigme : « Qui est black ? ».

Il sera secondé par un personnage joué par Max Von Sydow (qui soit dit en passant ne prononcera aucun mot).

Là où certains verront un film jouant sur l’affect (ils n’auront pas totalement tort, ce film est américain), j’ai vu la douleur d’un enfant face à une tragédie : celle de la perte de son père. Ici le décor est NYC, on voit l’enfant se perdre peu à peu, s’administrant des douleurs physiques, mais des douleurs en deçà de cette souffrance psychologique qu’il s’inflige tous les jours par le biais d’un répondeur téléphonique.

Je ne dévoilerai rien de plus concernant ce point. Cependant, quand, à la fin du film, on voit l’enfant allumer la TV (retour au jour du 11/09), tout en écoutant le répondeur, quand on le voit s’effondrer d’un coup d’un seul comme la tour jumelle où se trouve son père. On a mal pour ce gosse, pour tous les gosses qui ont vécus (et vivent) ça.

EXTREMELY LOUD & INCREDIBLY CLOSE

Imaginales 2013 – 5 questions (ou presque) à Jean-Pierre Favard (auteur)

Je poursuis mes micro-interviews glanées lors des Imaginales 2013 (je sais, j’ai procrastiné, mais on arrive au bout)

Aujourd’hui, attardons-nous sur un auteur, Jean-Pierre Favard. Qui est il et qu’a-t-il écrit ? J’ai effectué quelques recherches et j’ai découvert qu’il avait une page le concernant sur Wikipédia :  » Jean-Pierre Favard est un écrivain français né le 21 mars 1970 à Clamecy. Il est l’auteur de romans et de nouvelles essentiellement fantastiques où, très souvent, des éléments historiques et ésotériques viennent nourrir une intrigue proche du thriller.

Parmi les auteurs qui l’inspirent, il cite Paul Auster, Bret Easton Ellis, Philippe Djian, Irvine Welsh, Chuck Palahniuk, Michel Houellebecq, Franz Bartelt, John King et Philippe Jaenada. »

Ses romans phares :

  • Sex, drugs & Rock’n’DoleLa Clef d’Argent, coll. FiKhThOn no 3, 2010 (ISBN 9782908254853)
  • L’Asch Mezareph, Lokomodo, 2013

Il a également publié une quinzaine de nouvelles dans des revues (Freaks corp, Codex Atlanticus, Ténèbres…)

 

John : Je te donne une femme ; une hache et un tueur, tu en fais quoi dans une histoire ?

Jean-Pierre Favard : Je donne la hache à la femme et elle s’occupe du tueur.

John : Si tu dois être un mot, quel est-il et pourquoi ?

Jean-Pierre Favard: Cucurbitacée, car j’adore ce mot et sa résonance.

John : Quel livre aurais-tu rêvé d’écrire et pour quelle raison ?

Jean-Pierre Favard: J’aurais vraiment aimé écrire L’Asch Mezareph de Jean-Pierre Favard, car c’est un excellent ouvrage qui me fait rêver à chaque fois que je le relis.

John : Une anecdote de salon ou de dédicace ?

Jean-Pierre Favard: J’ai signé aujourd’hui plusieurs livres à plusieurs personnes différentes.

John : Dernière question, quelle épitaphe aimerais-tu voir gravée sur ta pierre tombale ?

Jean-Pierre Favard: Encore vivant

John : Merci, Jean-Pierre

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En quelques mots, je vous dévoile ma pile à lire :

« Millenium, Tome 3 : La reine dans le palais des courants d’air », de Stieg Larsson aux éditions Actes Sud

« Le Seigneur de l’Annuaire », Léo Kennel, éditions les Trophées

« Dictionnaire des assassins et des meurtriers », éditions Calmann-Lévy

« Au sujet de James Joyce : Une introduction pour le lecteur ordinaire », d’Anthony Burgess, éditions du Serpent à Plumes

 

 

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