Nouvelle publication pour 2013

Bonsoir, je passe en coup de vent pour vous annoncer une nouvelle publication (après l’annonce faite pour « Au seuil de l’Enfer » dans la revue Horrifique.) Il s’agit cette fois d’une nouvelle sur les zombies, à paraître le 31 octobre dans un recueil, aux éditions Elenya.

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Le Parloir d’Ebediah – Dossier #0002 – Gaëlle Dupille

Je me nomme Ebediah, je ne suis ni avocat, ni juge, ni coupable, je suis un être qui erre dans le parloir  des âmes humaines. Aujourd’hui, je continue ma série de visites dans ces prisons de chairs. J’ai fouillé dans les dossiers et j’ai découvert celui de Gaëlle.

Parloir – Dossier #0002 – Gaëlle Dupille

Ebediah : Bonjour, Gaëlle. Ça va ? Les cordes qui te maintiennent à la chaise ne sont pas trop serrées ? J’aimerais pour commencer, que tu déclines ton identité, que tu présentes aux lecteurs ton actualité et que tu attendes ma seconde question. Okay ?

Gaëlle Dupille : Merci Ebediah, je vais bien… Enfin, mes cordes sont un petit peu serrées, mais je vais devoir faire avec pour le moment. Par contre, la lampe que tu as braquée sur mes yeux me brûle vraiment la rétine… Si tu pouvais le changer de place, j’apprécierais beaucoup…  merci.  Pour réponse à ta question, je suis Gaëlle Dupille. Age : 37. Je suis originaire de Bordeaux et vis au Canada la moitié de l’année.

L’une de mes nouvelles, « Lucy », vient d’être publiée il y a 2 mois dans le recueil « Naissance » (catégorie anticipation). J’attends avec impatience la publication prochaine de l’une de mes nouvelles SF/érotique, « La première colonie », chez L’Ivre-book (le 27 septembre) et un peu plus tard celle de mon recueil de nouvelles horreur/fantastique « La main du diable et autres contes macabres », toujours chez L’ivre-book.

Une autre de mes nouvelles, « Le Cysgodion », va quant à elle figurer dans une anthologie pour Halloween.

Dis-moi, tu vas me garder longtemps ici ?

Ebediah : Le temps nécessaire pour que tu te dévoiles aux yeux des lecteurs. Ah ! La lampe te brûle les yeux, attends… Je n’aime pas voir les personnes que j’interroge souffrir… si vite. J’aimerais savoir depuis quand tu écris et surtout, je souhaiterais que tu nous révèles la véritable envie qui te pousse à sombrer dans le mauvais genre, car l’horreur est un mauvais genre, n’est-ce pas.

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Gaëlle Dupille :  Merci, ça va mieux. Tu es plus gentil que je ne le croyais.

Nous sommes bien d’accord, l’horreur est un « mauvais genre » et je revendique haut et fort d’être l’une de ses adeptes.

J’écris depuis plus de 20 ans en amateur. Je n’ai cependant officiellement plongé dans le monde de l’édition que depuis un peu plus d’un an seulement. J’ai un faible pour le format court des nouvelles, qui permet d’aller d’un texte à l’autre assez rapidement (enfin, quand je parle de rapidité, tout est relatif pour un auteur). J’ai en projet l’écriture de 3 romans, mais c’est un recueil de nouvelles qui occupe mon temps libre en ce moment.

Pourquoi l’horreur ? C’est une question que je me suis moi-même posée à plusieurs reprises. J’ai lu un article écrit par un psychiatre, il y a plusieurs années. Il disait que les auteurs ou scénaristes d’histoires d’horreur sont en fait de grands trouillards qui aiment jouer à se faire peur, tout en gardant le contrôle, un peu comme une auto psychothérapie.  Ce serait aussi une façon de se rassurer : puisque c’est moi qui écris l’histoire, puisque je suis celui qui crée ces monstres, ils n’existent forcément pas et ne vivent que dans mon imagination ! Je ne sais pas s’il a raison, mais il est vrai que j’étais une jeune enfant à l’imagination débordante, qui voyait des créatures monstrueuses un peu partout dans l’obscurité ou sous mon lit ! Je ne suis pas la seule, presque tous les enfants ont ce genre de peurs.

En réalité, j’ai toujours aimé le théâtre (j’aurais adoré être actrice) et écrire ces horribles histoires est une façon de les vivre au travers de personnages, de faire monter mon adrénaline en vivant d’autres vies hors du commun. Une façon de s’échapper de la monotonie de toute vie « traditionnelle », aussi riche soit-elle, mais sans courir le moindre danger. Finalement, en y réfléchissant, c’est bien une réponse de trouillarde, ce psy a peut-être raison, après tout !

J’espère que mes réponses te satisfont, Ebediah.

Ebediah : J’aime quand on me répond à cœur ouvert, et ce, sans qu’une goutte de sang ne soit versée. Je te remercie. Je vais maintenant te parler d’un sujet qui a récemment croisé mon regard, j’ai ouï dire qu’un de tes textes va être publié dans une anthologie. Je connais son titre, Le Cysgodion. Sans en révéler l’intrigue, peux-tu m’en dire un peu plus sur ce texte ?

Gaëlle Dupille : Ta question s’enchaîne à merveille avec ma réponse précédente, puisqu’il y est question d’un monstre caché sous le lit de Simon, un jeune Québécois de 10 ans. Le Cysgodion est le nom de cette créature, qui va rapidement demander au jeune garçon de lui rendre des services bien particuliers s’il veut rester en vie. C’est une histoire très sombre, surtout destinée aux amateurs d’horreur. C’est aussi ma façon de rendre hommage à un épisode de la « Cinquième Dimension » intitulé « L’ombre de la nuit » et  m’avait fichu une trouille bleue quand j’étais petite !

Cette nouvelle figurera dans l’anthologie « Les Contes de l’Ombre ».

Ebediah : Ombre, nuit, horreur, monstre. Au moins, le lecteur sait à quoi s’attendre en lisant tes histoires. Nous sommes bientôt arrivés à la fin de cet interrogatoire. Quittons un instant ce monde ténébreux et parle-nous de la femme qui se cache derrière le masque d’un auteur de mauvais genres. Comment es-tu perçue par tes proches, les gens qui savent que tu écris des histoires sombres, très très noires ?

Gaëlle Dupille : Étrangement, les gens sont souvent surpris lorsqu’ils découvrent que je suis auteure et plus encore lorsque je leur raconte les thèmes de mes écrits. Il paraîtrait que j’ai l’air trop sage et trop gentil pour écrire de telles horreurs ! Écrivain ? Mais pourtant je porte des vêtements de « vraie » femme et du maquillage ? Les auteures des littératures de l’imaginaire ne sont-elles pas des folles alcooliques, difformes, échevelées et au regard perdu ? Et bien il faut croire que non ! Les stéréotypes ont la vie dure…  Je suis donc « sage » à l’extérieur, mais à l’intérieur, pourtant, ça bouillonne !

Ma famille (qui me connaît bien) n’a jamais été étonnée par mon penchant pour les histoires sombres et glauques. Il semble que pour eux, cela ait été naturel. Quant à ma propre mère, c’est elle qui m’a transmis sa passion pour le fantastique et l’horreur… Elle est franchement ravie que je n’écrive pas des histoires dégoulinantes de guimauve.

Mon conjoint Canadien est, lui aussi, un grand amateur d’histoires d’horreur, tout comme mes amis, qu’ils soient eux-mêmes auteurs ou non. Je suis donc bien entourée.

Dans la vie de tous les jours, je suis malgré tout une femme normale, qui aime la marche en forêt, le yoga, les voyages, la cuisine (j’adore cuisiner, en réalité et j’ai même reçu un prix culinaire pour un gâteau dont j’ai imaginé la recette, en 2007 !), les chats (surtout les noirs), les orages et la musique (avec un gros faible pour The Editors, The Pogues, The Clash,  Rob Zombie et The Cure). Chose un peu étrange, je l’avoue : j’adore mes cauchemars, même les plus effrayants, puisque 90 % de mes nouvelles ou romans en sont directement inspirés…

Ebediah : Ah ah ah. Quand j’entends ça, je me dis que Monsieur Poirier (tu sais de qui je parle), un homme que tu as eu comme voisin et John, un autre fossoyeur, comme instituteur, doit avoir eu sur toi (et John) une drôle d’aura. D’ailleurs, penses-tu que des personnes que tu croises dans ta vie possèdent ce don d’influer sur ce que tu deviendras ? Si tu réponds rapidement, alors je délierai tes liens et tu pourras repartir sans craindre pour ton existence.

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Gaëlle Dupille : Ah, monsieur Poirier et sa casquette à carreaux ! Un sacré phénomène et un homme très sympathique, en tant que voisin, en tout cas. Je me souviens de son humour cinglant ! Un dimanche, des Témoins des Jéhovah avaient sonné à sa porte pour lui dire que « Jésus avait un message pour lui ». En bon militant communiste et athée, il leur avait répondu du tac au tac « Qu’il le laisse dans ma boîte aux lettres ». J’étais très jeune à l’époque, mais ça m’avait fait mourir de rire !  Pour la petite histoire, j’adorais son fox-terrier (Philémon), même si tout le monde s’en fiche complètement !

De nombreuses personnes que j’ai croisées dans ma vie l’ont effectivement influencée, j’en suis convaincue. Par exemple, avoir revu mon vieil ami Olivier (que je salue !) m’a inspiré mon premier roman (sur lequel je retravaille actuellement) et m’a donné envie de devenir officiellement auteure. Avoir croisé le chemin des Fossoyeurs de Rêves a décuplé mon envie d’écrire et m’a rassurée sur la normalité (relative) des idées folles qui me trottent dans la tête. Ma prof d’anglais de 6ème (une harpie) m’a donné l’envie d’être bilingue (ce qui est désormais le cas) le jour où elle m’a dit que je n’arriverais jamais à aligner 2 mots d’anglais ! Mon bilinguisme m’a permis de rencontrer mon conjoint, anglophone, qui lui-même a beaucoup changé ma vie et influencé mes écrits ou mes idées en général (je l’en remercie, d’ailleurs).

Ce que je suis est indiscutablement le résultat de rencontres, bonnes ou mauvaises, mais j’aime à croire que même les mauvaises avaient une raison menant à un résultat positif. Je pense aussi qu’aucune rencontre marquante n’est le fruit du hasard. Je suis convaincue que tout est planifié et que chaque rencontre importante est une nouvelle pièce de notre gigantesque puzzle cosmique. Il y a certaines personnes que l’on doit croiser, c’est « obligatoire » et la vie nous fait les recroiser si on les a manquées une première fois.

C’est le cas de l’auteur Jean-Marc Renaudie, qui était presque mon voisin, qui a été à l’école à côté de la mienne durant une décennie et que j’ai « recroisé » 20 plus tard sur un site littéraire et avec qui j’ai sympathisé, sans même savoir que l’on venait de la même insignifiante petite ville. Pourquoi ? Lui ou moi devons être une pièce d’un puzzle, sans doute, peut-être même celui de quelqu’un d’autre, qui sait ?  Et tout cela est planifié par qui, par quoi ? Comme la plupart des gens, j’aimerais bien le savoir…

Je peux partir maintenant ? C’est vrai ?

Ebediah : Merci à toi, Gaëlle. Tu peux repartir tranquille…

Son site : http://gaelledupille.wordpress.com/
Site de l’imaginarius (son webzine) : http://imaginariuswebzine.wordpress.com/
Site du collectif d’auteurs « Les fossoyeurs de rêves » : http://lesfossoyeursdereves.wix.com/officiel

Blockade Billy – Première édition

J’ai acheté le livre « Blockade Billy » de Stephen King voilà quelque temps. Une première édition avec un tirage de 10 000 exemplaires comprenant une carte de base-ball (10 000 autres exemplaires de la première édition ont suivi dans la foulée, mais sans la carte).

Au départ, le livre était nu, sans boîtier. Heureusement nous étions en été quand je l’ai acquis, il n’a pas eu le temps de prendre froid dans ma bibliothèque. Il était rangé entre l’audiobook de « Juste avant le crépuscule » et « L’orrore seconde » un livre en version italienne avec Stephen King.

Une véritable auberge espagnole ma bibliothèque.

Plusieurs mois après la sortie du livre, j’ai reçu mon slipcase qui protège maintenant « Blockade Billy » jusque… Et bien, tant que je serai sur cette terre. Après mes héritiers se débrouillerons pour me l’arracher des mains, car j’ai prévu d’installer une bibliothèque dans mon cercueil… Mais bon, là je m’égare.

J’en reviens à ce slipcase. En voici les photographies. Maintenant, il est protégé pour les hivers (rigoureux) qui sévissent dans le coin.

Et pour information : je possède un second exemplaire de la

première édition de « Blockade Billy » (sans la carte), alors si l’un de

vous est intéressé, j’attends vos offres 

 

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Revue Fiction – Opta

Voilà quelque temps, un généreux donateur m’a offert plus de 300 livres de science-fiction des années 70, ainsi que 124 revues fictions. Dans le lot, je n’hésiterai pas à dire : « J’ai trouvé mon bonheur »

Outre une première édition de « La république des animaux » de George Orwell, des livres sont sortis du lot, tout naturellement.

Des « Fictions » entre autres. Dans ces revues, les auteurs de renommée internationale s’y côtoient : Asimov, Matheson, Sturgeon, Heinlein, Mc Caffrey, Koontz ainsi que Stephen King.

Dans cette pile de revues « Fiction » parues aux éditions Opta (j’en possède dorénavant, 205 numéros sur 412), trois ont attiré mon flair.

La première, le numéro 291, voit une nouvelle de Stephen King apparaître. Cela remonte à Juin 1978 (parution américaine en février 1978), elle s’intitule « La nuit du tigre ».

Deux autres sortiront presque aussitôt des cartons. Les deux nouvelles suivantes sont les plus marquantes (à mon humble avis). Elles apparaissent dans les numéros 302 et le 317.

Dans le numéro de Juin 1979, nous retrouvons « Le justicier » puis dans le numéro d’Avril 1981, « Le relais », les deux premiers épisodes de ce qui constituera « Le pistolero », premier opus de la saga « La tour sombre ». (les autres numéros concernant le pistolero sont pour l’instant absent de ma collection)

J’ajoute à cet article une photo d’une chronique de Richard D. Nolane concernant des livres de Stephen King (article paru dans le Fiction 314 – Décembre 1980)

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Scénario original du film Carrie

Cet article a été publié l’an dernier sur un autre blog m’appartenant. Je vais au fil du temps, rapatrier tous les articles ici.

J’ai récemment rencontré Sela et Lionel, les deux responsables du site www.mauvais-genres.com. Ils sont spécialisés dans la vente de produits rares tels des scénarios de film, des photos dédicacées… Du lourd et même du très lourd. Car, lorsque j’ai fouiné sur leur stand, j’ai découvert une perle concernant Stephen King.

Il s’agissait du scénario original de Carrie, l’adaptation du roman de Stephen King par Brian de Palma.

Le scénario compte 140 pages.

Lionel me voyant saliver devant ce bijou m’a proposé de le sortir de son emballage afin que je puisse le feuilleter. Ce fut un véritable bonheur, mes doigts en tremblent encore.

Pour vous j’ai rapporté ces quelques photos.

Vous pouvez vous procurer cette merveille sur le site de mauvais-genres pour la somme de 800 euros.

Je remercie Lionel et Sela pour leur accueil et je leur dis à bientôt.

 

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STEPHEN KING EN FRANCE

Je me devais d’utiliser les lettres capitales pour signaler l’information, DE TAILLE. A l’occasion de la sortie de son prochain roman aux éditions Albin Michel, « Docteur Sleep », Stephen King va effectuer une tournée européenne. Il passera à Munich, Hambourg et PARIS. Nous aurons donc la chance de rencontrer le maître incontesté de l’horreur le samedi 16 novembre au Grand Rex à 20h30.

L’information est tombée hier, dans l’après-midi, sur la page Facebook de Stephen King France (page tenue par François Mailly et moi-même)

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La billetterie ouvrira le 16 septembre. Il sera possible de commander une place sur le site de la FNAC ou directement au Grand Rex à Paris.

Albin Michel annonce une soirée exceptionnelle, mais malheureusement, il n’y aura pas de dédicaces. Par contre, la maison d’éditions offrira à tout détenteur d’un billet, le dernier roman de Stephen King et pour les plus chanceux (100), des exemplaires dédicacés seront donnés de manière aléatoire.

INFO DE DERNIERE MINUTE

Stephen King effectuera une séance de dédicaces

Le mercredi 13 novembre sur Paris

(lieu non défini pour l’instant)

« Docteur Sleep » sortira le 30 octobre, en voici un court résumé :

Danny Torrance a grandi. Ses démons aussi… Hanté par l’idée qu’il aurait pu hériter des pulsions meurtrières de son père Jack, Dan Torrance n’a jamais pu oublier le cauchemar de l’Hôtel Overlook. Trente ans plus tard, devenu aide-soignant dans un hospice du New Hampshire, il  utilise ses pouvoirs surnaturels pour apaiser les mourants, gagnant ainsi le surnom de « Docteur Sleep », Docteur Sommeil. La rencontre avec Abra Stone, une gamine douée d’un shining phénoménal, va réveiller les démons de Dan, l’obligeant à se battre pour protéger Abra et sauver son âme…

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Post Imaginales 2013 – 5 questions (ou presque) à Pierre Stolze (auteur)

J’ai rencontré Pierre Stolze, par hasard. Je me rendais au salon de Thionville en un jour pluvieux, celui où l’on fête toutes les mères, c’était en mai (je venais de quitter les imaginales). Je me suis installé à une table et je suis sorti. A mon retour, j’ai découvert des livres posés sur la table voisine :

« La maison usher ne chutera pas », chez Folio SF ; La série Isidore, parue à la Clef d’argent ; « Comme un cadavre » et « volontaire désigné » aux éditions Armada ; et bien d’autres romans.

Pierre Stolze est né le 12 avril 1952 à Metz, il est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de la Rue d’Ulm. Deux de ses textes ont été publiés dans la collection Galaxie-bis aux éditions Opta, en 1979 pour « Le serpent d’éternité », et en 1980 pour « Kamtchatka ».

Auteur de 15 romans dont Cent Mille Images(Prix Rosny Aîné 1991) et La Maison Usher ne chutera pas (Prix Fantastic’arts 1999), ce professeur de lettres classiques est aussi à l’aise avec le roman jeunesse que la biographie ou le récit historique (Georges, Simone et Salomon – Histoire d’un Réseau de Résistance, Prix Victor Hugo 2009)

Depuis 1996, il est critique pour la revue Bifrost.

Le 27 août dernier est sorti aux éditions Armada «Les trois étoiles de Saint Nicolas », ce livre regroupe trois histoires de science-fiction : Marilyn Monroe et les Samouraïs du Père Noël ; Greta Garbo et les Crocodiles du Père Fouettard ; Brigitte Bardot et les Bretelles du Père Éternel.

Pierre Stolze sera présent au livre sur la place à Nancy le vendredi 13 septembre, matin et le dimanche 15 septembre, après-midi.

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John : Tu peux te présenter.

Pierre Stolze : Je suis Pierre Stolze, écrivain et critique de science-fiction et de fantastique. Comme titre universitaire, je suis ancien élève de l’école normale supérieure de Paris. Je suis docteur ès Lettre parce que j’ai fait une thèse de doctorat sur la science-fiction.

John : Te rappelles-tu des premiers mots que tu as écrits ?

Pierre Stolze : Des premiers mots que j’ai écrits de la première nouvelle, oui. Une nouvelle qui a été publiée dans la revue Fiction, revue mythique en 77, et la nouvelle s’appelait « ah ah, dit-il en se grattant les couilles ».

John : Si tu devais être un mot quel serait-il et pourquoi ?

Pierre Stolze : Si j’étais un mot ? Oh seigneur… Électron libre. Parce que l’on m’a toujours qualifié d’électron libre de la science-fiction et l’an prochain, j’aurai un grand recueil de nouvelles qui va sortir chez Armada et qui va s’appeler Électrons libres… Au pluriel.

John : quel livre aurais-tu rêvé d’écrire et pour quelles raisons.

Pierre Stolze: celui que j’aurais aimé écrire, c’était « le maitre et marguerite » de Boulgakov qui est pour moi le plus grand roman de fantastique qu’on ait jamais écrit et qui est l’un des chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

John : Tu as la possibilité de ressusciter un auteur ? Qui et pourquoi ?

Pierre Stolze : Je pense, Hoffmann. Hoffmann parce qu’il a tout inventé. Il a inventé la science-fiction avec une longue nouvelle qui est traduite en français sous le nom « l’homme au sable », mais c’est bien « le marchand de sable » qu’il faudrait dire. Il a inventé le policier. Il a inventé la Fantasy. Il a tout inventé et il se prenait en plus pour uniquement un musicien, il ne se prenait pas pour un écrivain.

John : Dernière question, quelle épitaphe aimerais-tu voir gravée sur ta pierre tombale ?

Pierre Stolze : (rires) Oh la la, vraiment je sais pas… (rires) Ah oui, je n’aurai pas de pierre tombale, parce que je donne mon corps à la science, donc il n’y aura pas de pierre tombale. Donc, comme  ça j’ai pas à me casser la tête, et en plus je vais donner mon corps à la science rien que pour faire rire les carabins, parce que les carabins, ils ont besoin de corps à disséquer. Là ils vont bien se marrer.

John : Je te remercie.

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