Une certaine idée de l’écriture

Ce matin, en fouillant dans le disque dur de mon PC, j’ai retrouvé ce court « manifeste » sur l’écriture, écrit en 2010.
Je le partage avec vous, aujourd’hui.


Une certaine idée de l’écriture

Écrire. Pourquoi ? Pour moi, un besoin vital. Pour qui ? Pour eux, les lecteurs, car sans eux, l’auteur n’est qu’une coquille vide. Écrire. Sans prétention. Écrire. Des textes courts, des longs, de la prose, de la poésie, pour s’évader un instant, s’élever dans le ciel, s’abandonner dans un rêve. Source vitale, l’écriture n’a de but qu’à toucher les hommes par le biais d’un texte, d’une lecture. Je conçois l’écriture comme une boule d’imagination faite d’une glaise étrange, impalpable et pourtant présente, indéfinissable.

Je n’écris pas en prétendant devenir le prochain Hugo, ni le nouveau Maupassant, j’écris simplement pour épancher mon cœur d’une mélodie qui ne cesse de murmurer à mon oreille. Tout écrivain connaît ce sentiment, cette envie de partager. Quand un texte sort, il n’appartient plus à ses pensées, il est donné aux yeux des personnes qui souhaitent le découvrir.

Un écrivain sans lecteur n’est rien, juste une ombre dans un bureau, une silhouette qui se cache derrière son clavier, sous la plume de son stylo. S’ouvrir aux autres permet de comprendre les erreurs commises, ainsi l’auteur progressera dans son écriture. Refuser cela, c’est appuyer soi-même sur un bouton imaginaire, autodestructeur, car croire que l’on est maître ès littérature est une erreur. L’auteur donne, donne et donne encore, mais aucunement n’étale son ego en donneur de leçons.

Encaisser les coups, accepter les souffrances, passer le cap et avancer. Des étapes nécessaires pour écrire, des jalons marquant les instants de doutes, les moments de pures créations, et le plaisir surtout, celui d’accoucher d’un roman qui poursuivra sa vie ailleurs, chez un petit ou un grand éditeur, à compte d’éditeur ou en autoédition.

Au final, le but d’écrire n’est pas de gagner de l’argent (ce point n’est qu’un bonus appréciable quand il est atteint), ni de clamer haut et fort que seul un grand éditeur aura l’honneur de vous éditer (en crachant sur les autres, les jugeant avec mépris).

Non ! Le but d’un écrivain est de partager ce qui est dans son cœur et de continuer encore et toujours, avec humilité.

John Steelwood

Fossoyeur de Rêves

John-Steelwood

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