Mr Kitsh et Shining

Dimanche 18 février 2018, par une froide journée en Lorraine (c’est limite un pléonasme) et après la lecture d’un article dans l’Est Républicain concernant une exposition au centre Pomp It Up de Nancy, j’ai décidé de prendre la route pour entrer dans le Shining.

Mes yeux pétillent déjà rien qu’en me répétant en boucle tel un mantra : StephenKingKubrickShining. Nous nous garons à moins de 200 mètres de l’entrée. J’ai les mains moites malgré le froid, je transpire intérieurement, me demande « est-ce que je ne vais pas être déçu ? »

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J’arrive sur le perron, au 115 rue Gabriel Mouilleron (dommage, le 237 aurait-été parfait, mais je m’en contente). Je pénètre sous l’arche et je poursuis ma route jusqu’à ce que j’entrevois l’Invitation sise au dessus d’une entrée : « Enter the shining – Mr Kitsh »

 

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À mon arrivée, la salle est vide. Je suis seul, accompagné de mon épouse. L’appareil en bandoulière, je n’ai qu’une hâte, mitrailler avec mon objectif pour garder en mémoire la vision qui se présente devant moi. Mais je n’ose pas, pas sans l’accord de l’artiste. Là j’aperçois une sonnette avec un mot « Sonnez, nous sommes au chaud à l’arrière » ou un truc du genre. Alors j’appuie de mon index droit et la sonnette retentit.

Dix secondes plus tard, un homme apparaît juste en dessous de l’Overlook réalisé à la bombe contre les parois (comme le portrait de Shelley Duvall) . Il s’avance, je crois reconnaître l’artiste d’après l’article du journal. C’est bien Mr Kitsh. On réalise une photo « souvenir » pour mes archives et peut-être pour la postérité, en arrière plan, les jumelles attendent…

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La discussion s’engage. Mr Kitsh est très abordable et sympathique. Je demande « pourquoi la pixellisation de Shining ? », mais au fond, en jetant un coup d’œil aux œuvres, je l’ai déjà compris. Il confirme mes pensées. C’est un fan du film de Stanley Kubrick, un vrai. Qui plus est, l’expo fleure bon ce passé rétro sans être ringard. Je vois dans son oeuvre les VHS de ma jeunesse, les écrans à tube, les codes du film comme la moquette, exploités mille et une fois dans des clips, des pubs et j’en passe.

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Après quelques échanges, je peux enfin retirer le cache de mon Canon et prendre des clichés (que je partage avec vous aujourd’hui). Je prends d’abord les peintures pixelisées de Jack, Danny et les sœurs jumelles Grady.

Un détail a été ajouté par Mr Kitsh, il rappelle la scène de la douche, dans la chambre… Quel numéro déjà ?

 

Puis je me tourne vers d’étranges objets blottis dans un coin. Il s’agit de trois boîtes de jeux de la marque allemande Ministeck. Les boites datent des années 80. À l’origine, elles contenaient des figurines kitsch comme des têtes d’animaux, mais Mr Kitsh a eu l’idée géniale de les détourner pour en créer de nouvelles aux couleurs de Shining : Jack devant le labyrinthe, Danny et son fameux pull Apollo et pour finir, la scène de massacre devant l’ascenseur de l’Overlook.

Avant de parler de mon coup de cœur, je vais poster deux photos. Elles ne rendront pas hommage au travail accompli parce qu’il s’agit pour la première d’une réalisation vidéo d’un genre particulier.  (C’est pourquoi je vous invite à voir l’expo le plus rapidement possible) Elle reprend la scène où le sang se répand en masse dans le couloir de l’Overlook en s’immisçant entre les portes de l’ascenseur. La scène est diffusée en super ralenti. C’est hypnotique.

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La seconde partie vidéo concerne le film de Kubrick en lui-même. Mr Kitsh a pris l’initiative de le diffuser dans son intégralité mais dans un format tout particulier. Caché derrière un assemblage formant des carrés (pour rendre hommage aux pixels de notre enfance) et voilé par un calque, le film se déroule en silence. Au premier coup d’œil, j’ai su de quelle scène il s’agissait (mais bon, je le connais par cœur) Et vous, saurez-vous de quel moment il s’agit ?

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Au centre de l’exposition trône une machine à écrire. Pas « LA » machine à écrire de Jack Torrance, Mr Kitsh n’a pas pu trouver l’Adler, du moins pas tout près. Mais l’Olympia fait très bien l’affaire et le lot de feuilles dans le bac efface finalement l’entorse faite au film. Après tout, Kubrick a adapté librement le livre du maître, alors…

Pour finir, et c’est là que j’ai regretté de ne pas avoir l’info avant de partir. Nous nous sommes arrêtés devant trois affiches réalisées par l’artiste. Elles sont vendues 20 euros pièce et le tirage est limité. Personnellement, j’ai craqué pour la rouge et la grise (celle de droite), mais pas de chance, je n’avais pas mon chéquier. Je pense qu’un Ange va s’arranger prochainement pour me les offrir. Les peintures sont également en vente, alors si vous êtes intéressés, vous pouvez contacter Mr Kitsh via sa page Facebook.

Avant de partir, je vais vous poster une photo de mon coup de cœur. En pénétrant dans la salle d’exposition, mon regard a été immédiatement captivé par une oeuvre : Danny jouant aux voitures sur la moquette. Depuis l’entrée, mon esprit s’est joué de moi, me laissant croire à une photographie. Grossière erreur.

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La visite est terminée. J’espère à très bientôt ici et sur la page de Stephen King France. Allez, une petite dernière pour la route.

Amitiés Kingienne.

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L’exposition est ouverte jusqu’au 25 février 2018. Elle se déroule tous les jours de 14h00 à 18h00

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