Sang pour sang poésie – Dépression temporaire #2

Introduction au texte : nous sommes un tout dès le premier cri, enfant, ado, homme. Un tout avec lequel il faut vivre, survivre parfois, et mourir au moins mille fois. Il y a des courants, ils nous portent, nous chamboulent, nous blessent. Chacun y verra un éclat de sa vie, plus ou moins court, plus ou moins long, plus ou moins puissant. Certains ne verront rien, mais je prie pour eux.

Dépression temporaire

 Je.

Bulle d’air, de rien

J’évoque le passé des miens

Noir et blanc sur des clichés

Du rire au larmes

Je baisse les armes

Face aux souvenirs

L’avenir

La respiration courte

J’écoute

Je me demande, m’interroge,

Regarde les visages,

Le temps a figé les âges

Alors je tourne les pages

Imagine ces gestes immobiles

Instants trop souvent volatiles

Dansant sur un fil

Fixés sur les négatifs

Les paroles expliquent les motifs

D’instants incisifs

Possessifs, positifs

D’un père, d’un fils

Je.

Bulle l’air, emprisonnée

Empoisonnée

Dans une gorge trop sèche

Sous les coups d’une main rêche

Je ferme les yeux

Du pire au drame

J’évite la lame

De fond en comble

Je tombe

Dans l’amer

D’une vague à l’âme

Je longe la plage

Plonge dans la mer

De sable qui s’accroche à moi

Me tire à lui

Veut noyer mon ennui

Le foyer de mes nuits

S’efface.

Je fuis.

Lentement,

Je m’enfonce dans les courants

Flottant, dans les baïnes

Le corps sans cri

Regarde la voie lactée

Qui me nourrit

Enfin, je revis.

 

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