Sang pour sang poésie – Toujours en alerte #6

Introduction au texte : Jusqu’au bout d’une vie, survivre à son Démon extérieur. Avancer en espérant, fermer les yeux et croire. Puis tout voir se fondre dans le rien. Vacuité d’une existence qui entraîne dans sa déliquescence ce qui a été et ce qui ne sera jamais. Être en alerte, comme un état de fait qui ne doit pas subsister.

Toujours en alerte

C’est devenu une habitude chez toi,

Venir mourir ton malheur près de moi

Et ne jamais me laisser le temps de respirer.

Tu entres, tu parles sans jamais t’intéresser.

Tu déroules tes phrases terroristes, tu tires,

Tu déboules sans te soucier de ce pire

Que tu distilles. Habile.

Mains en l’air,  je subissais tes assauts,

Je devais composer avec tes bas, tes hauts

Et là d’un tout petit rien,

Tu te plains.

Toujours en alerte

Je me préserve de tes mots acides

De tes attaques suicides.

Malgré moi, je m’enferme dans une tour d’ivoire

Pour ne plus être ton humeur noire.

Toujours en alerte

Je suis devenu le témoin muet

De tes allers et venues,

Des crises maniaques devenues logorrhées

Qui font ce que nous ne serons plus.

Avec le temps je suis devenu professionnel

Dans le désamorçage de tes bombes émotionnelles

Le casque vissé sur les oreilles, je m’évade

Tandis que toi, tu entres et poursuis tes ruades.

J’ai depuis longtemps perdu cet espoir

De croire qu’un jour tu comprendras.

Regarde ce blanc éclatant. Dans tes yeux tout est noir

Et tu t’en sers encore pour envelopper ton corps

Pour préparer ta mise à mort.

Même si je ne le désirais pas,

Ça fait un bail que tu n’existes plus pour moi.

Lentement, tu es devenue une inconnue recouverte d’un drap.

Aujourd’hui, pour alléger ma peine, pour ne pas voir le sang de tes veines,

Pour ne plus jamais subir mon enfance,

C’est le cœur lourd que je me détache à jamais,

De ce que nous avons été, de cette chance

Que nous avons toujours mis de côté.

Pourtant je t’aimais,

Oui, je t’aimais.

Toujours en alerte

Je ne survivrai plus comme ça

Alors d’un coup de gomme sur nous

Tu disparais plus que tu ne crois

Toujours en alerte

Le temps est venu de mettre ma conscience à nu.

De jeter au feu tous mes espoirs perdus

Et d’avancer dans ce brouillard que tu as inventé

Alors que je n’étais pas bien né.

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