Gwendy’ Button Box de Stephen King et Richard Chizmar

En cette fin de vacances, j’ai pris le dernier livre au sommet de ma pile. Il s’agit de Gwendy’s Button Box, court roman de 166 pages écrit à quatre mains, entre Stephen King et Richard Chizmar.

Le mal est tout de suite présent dans l’histoire, dès l’apparition de cet homme se présentant à la jeune Gwendy sous le nom de Richard Farris. Dès les premières pages, je n’ai cessé de songé à Bazaar pour l’aspect manipulateur de l’homme. Notamment dans cette scène où Leland Gaunt donne un médaillon à Polly Chalmers pour soigner son mal. Un parallèle troublant entre Farris et Gwendy.

Justement, ce patronyme renvoie automatiquement à Randall Flagg apparaissant dans le Fléau et les Yeux du Dragons, ainsi qu’aux initiales R.F. du protagoniste traversant l’épopée de la Tour Sombre. Bref, avec l’apparition de Farris, un chapeau noir sur le crâne, le décor s’est rapidement implanté dans mon esprit.

Assis au sommet de « l’escaliers des suicides », Farris entame la discussion avec Gwendy. Jeune fille pas très bien dans ses baskets. Elle se demande qui est ce bonhomme qui vient, s’interroge sur ses intentions, puis lorsqu’il lui tend une boîte avec des boutons de couleurs, le film se déroule lentement.

Sous le regard inquiet de Gwendy, les explications fusent de la bouche de Farris. Il sait brosser dans le sens du poil et instiller dans l’esprit de Gwendy ce qu’il faut pour qu’elle franchisse le rubicond. À la question, « Pourquoi me donnez-vous cette boîte ? » il répond de manière laconique « Tu es au bon endroit au bon moment ». Elle, qui aime manger du chocolat, mais s’abstient de peur de ne plus pouvoir s’arrêter, va effectuer une entorse et engloutir le petit lapin tout droit sorti de la boîte. Finement ciselés, ils sont excellents, différents aussi.

Un autre bouton actionne un mécanisme d’où sort une pièce d’argent, unique. Bien entendu, comme dans Bazaar, il y a des contreparties, et ces dernières se cachent sous le bouton rouge et le noir. Comme un Cancer, le noir arrive tel un avertissement de la bouche de Richard Farris. La graine est semée dans l’esprit de la jeune adolescente. L’interdit grignote petit à petit l’esprit de la jeune fille. Où cacher la boite ? Que se passerait-il si le bouton noir était actionné ?

Elle sent des changements se produire, mais… car il y a un mais, mais je vous laisse découvrir l’histoire. L’intrigue est implantée de manière insidieuse et rapide. Un coup de maître pour les deux auteurs.

 

Je vais m’attarder quelques lignes sur Richard Chizmar, peu connu en France, voire pas du tout connu hormis dans la sphère des « Fans » du maître King. Richard Chizmar est un écrivain. Il est apparu dans une douzaine de publications dont Ellery Queen’s Mystery Magazine et dans de multiples éditions de The Years’s 25 Finest Crime abd Mystery Stories. Il a reçu des récompenses, deux World Fantasy, quatre Internationnal Horror Guild et le HWA’s Board of Trustee. Son travail a été traduit dans de nombreuses langues.

Les illustrations qui composent l’ouvrage sont de Keith Minnion. Il a vendu sa première histoire en 1979 au magazine Asimov’s SF Adventure. Il est devenu illustrateur professionnel au début des années 90 pour des auteurs comme William  Peter Blatty, Gene Wolfe et Neil Gaiman.

 

La version française sortira le 05 septembre 2018 au Livre de Poche.

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