[Undefined life]

[Undefined life]

Il râpe l’intérieur de mon corps. Il use ma carcasse, m’enchaîne à lui, car en son absence, tout s’efface. Véhicule, mon sang transporte mes maux, les filtre, les tord, les amalgame en un monceau de phrases, en un tout qui tente d’émerger, qui s’essaye à respirer, sans résultat.

Goutte à goutte, les lettres tombent sur cette feuille quadrillée, traçant des courbes syntoxiques que mon cœur à jamais ne pourra oublier. L’agrammaticalité guide ma mort, et chaque jour qui s’écoule, je frôle cette vie qui jamais n’atteindra les réponses à mes interrogations infinies.

D’un geste, je coupe, d’un autre, je panse. Ironie de l’espoir, de croire qu’à force de souffrir, on finit par mourir.

Au final, « je panse donc je suis » n’est qu’un idiome philosophique détourné, un sophisme pour beaucoup ; pas pour moi.

Tant que coulera cette seine écarlate dans mes veines, le noir rejoindra la blancheur de ces pages, puis un jour ou une nuit, tout s’arrêtera. Le temps figera ma vie sur un Polaroid, et ce corps refroidi commencera son lent voyage de décomposition, abandonnant chaque atome de ce cadavre au fond d’une boîte, délaissant « ce qui a été » pour le transformer en « ce qui sera ».

Mon souvenir se lovera dans les bras fragiles de ceux qui restent, puis à son tour, il s’estompera peu à peu pour s’indexer à une mémoire collective, une sorte de dictionnaire de l’humanité relatant les touts, les riens.

Ainsi va la vie, elle passe et trépasse pour s’abandonner à son destin. Emportée par son navire, son sang, elle apprend, désapprend, comprend, tout en gardant cette note dans le regard ; celle de ne pas rester plus longtemps.

Je le sens, il râpe l’intérieur de mon corps, depuis ma naissance, il s’écoule avec ses lames tranchantes dans mes artères. L’abandon n’est pas loin, mais tant que vibrent les heures, je continuerai d’écrire, de noircir d’une plume affutée les pages de ce carnet. Ce n’est pas une promesse, mais une réalité.

John Steelwood – 2012

Publicités

Imaginales 2012 – Atelier Slam

Demain je vais me rendre aux imaginales, et comme j’ai vu qu’il y avait un atelier Slam, j’ai écrit ce petit texte sur le thème du climat dans le futur. Je l’ai écrit ce matin.

L’homme de poussières

Je marche depuis trop longtemps sur cette terre,
C’est pour dire, j’en suis devenu un homme de poussières.
Car respirer dans ce monde saturé par l’atome
A creusé jour après jour un peu plus notre tombe.

Je ne dis pas cela pour vous faire peur,
Ni instiller en vous la terreur,
Mais en cette année 2052
Je me retrouve seul, parmi eux.

Ils sont de métal, de titane, bardé de fils et de circuit,
Ils sont comme vous et moi,
Ils possèdent des jambes, une tête et deux bras,

Mais quand vient ce vent porteur de mort pour les humains,
Quand vient la nuit glaciale d’un hiver sans fin,
Les cœurs s’arrêtent de battre, une seconde, puis une autre,
Et lentement se corrode, et lentement se corrode…

Nos espoirs de redécouvrir un arbre bruissant sous la brise,
Le sourire d’un enfant devenu tour de pise.
Mécaniquement, la vie se délite à chaque battement de paupières,
Nous transformant tous, en hommes de poussières.

Eux, avancent sur ce sol craquelé d’avoir trop souvent pleuré
Eux, construisent leur avenir, sur nos cendres entourées de barbelés

La normalité a changé de camp depuis des années,
L’homme n’est plus qu’un souvenir, que les robots ont remplacé
Nous sommes devenus des animaux en voie de disparition
Mais aucun gardien de zoo n’est là pour nous coller en prison.

Le climat s’est détraqué, et plus personne n’y peut rien
Alors, je marche sur mon passé, cette terre de l’amer
Et je marche tout en me décomposant en un homme de poussière
Et je flotte dans le vent, je flotte…

Année 2052, les robots règnent sur la planète,
Année 52, les robots sont légion, et des hommes plus de têtes
Maintenant, le temps va s’écouler dans le vide
Maintenant, le temps ne sert plus, alors il se dévide.

Je regarde la vie pas plus épaisse qu’un papier de cigarette
Eux me regardent, et, sans doute, voit-il en moi une bête
Car je dépense mes dernières forces pour creuser dans le sol
Je troue la terre de mes doigts, ma vie, mon alcool.

J’ai dans mes poches quelques graines, des semences que j’ai gardées
Sans doute avec cet espoir, de voir renaître notre humanité.
Mais sans eau, je sais que tout ça est inutile
Que sans pluie, mes os seront bientôt le sol le plus fertile.

Je ne suis qu’un humain né au mauvais endroit, les pensées bien amères
Et j’erre parmi les robots avant de retomber en poussières.
En attendant je prie, en attendant, je prie.

Sans titre

Histoire de zombies (10) – Il est temps de mettre les voiles

Episode précédent (9) – Marie

Journal, entrée du 04 Février 2045, 05h00

Il est temps de mettre les voiles.

Mon sac est prêt. J’ai fouillé dans l’armoire à pharmacie, j’ai dégoté une boîte d’Efferalgan, ceux qui fondent sous la langue, des pansements, des bandes, de l’antiseptique, une paire de ciseaux, une pince à épiler et un spray d’arnica. Je n’ai aucun antibiotique, en fait, nous étions Marie et moi, très rarement malade, et dès que nous avions un traitement, nous nous empressions, quand il arrivait à son terme, de rapporter les emballages entamés à la pharmacie. Parfois, certains comportements ne s’expliquent pas. Nous étions ainsi, point barre.

Dehors, il fait encore nuit. J’entends des grognements provenir de l’arrière-cour. Je sens bien depuis quelques jours comme un changement dans le comportement des morts-vivants errant autour de la maison.

D’ici une heure, deux au maximum, ils rentreront. D’une manière ou d’une autre, ils seront là et envahiront les pièces les unes après les autres. Ils me chercheront, dodelinant de la tête, jetant des regards en direction de la salle me servant de bibliothèque, puis de l’étage. Ceux qui n’ont plus d’yeux se contenteront de tâter le terrain et trouveront une main courante. Ils s’agripperont à la rampe et grimperont marche après marche vers ce palier déservant mon bureau et les chambres situées en retrait.

Ils pénétreront dans chacune de ces pièces et ils mettront tout à sac, se cognant aux meubles bas, renversant mes archives, les livres, les bibelots. Ils piétineront ma vie tout en lâchant des grommellements. De la bave s’écoulera de leurs gencives atrophiées, des morceaux de chair se détacheront et viendront se coller sur les photos prisonnières dans ces cadres que nous avions achetés avec Marie. Les zombies me chercheront, dans les armoires, sous le lit, dans les recoins, mais leurs mains squelettiques saisiront le vide. Elles déchireront les draps, tous ces vêtements achetés chez Brummel. Ses articulations aux teintes grisonnantes gratteront les tapisseries, chercheront un endroit, une issue et finalement, toutes ses mains tendues ne trouveront rien. Car je serai parti depuis longtemps.

Mon existence parmi les hommes est terminée. Aujourd’hui, je ne suis plus l’époux, le frère, le fils, je ne suis plus rien de tout ça. Je suis un survivant, et j’emporte avec moi mon journal, des stylos, une lampe torche, des couteaux, une gourde, et bien d’autres choses qui me seront utiles. Mon sac à dos est bourré à mort. Je mets de côté les derniers packs d’eau, juste là, dans le salon, tout près de la fenêtre. J’ai dans l’idée de démarrer le Cayenne, et de tracer ma route jusqu’à trouver un autre endroit où je pourrai respirer un peu, juste un instant, avant de repartir.

Je m’occuperai de changer les pneus plus loin. J’espère que les jantes tiendront. De toute manière, je n’ai plus que ça, l’espoir. Et encore, en songeant à Francis, je me dis que ce jeune avait espéré avant moi, quand son père l’a coursé dans le jardin, quand les autres zombies l’ont choppé pour le découper en deux, puis quand je l’ai tiré dans la maison. Je crois qu’il a espéré jusqu’au bout qu’une personne s’approche de lui, lui pince la joue en lui murmurant réveille-toi Francis, tout ça c’était qu’un putain de cauchemar, les zombies n’existent pas, tu es encore en un seul morceau. Mais personne n’est venu sortir ce gosse de cette rêverie, je crois même qu’il m’a entrainé avec lui, car depuis qu’il est mort dans ma salle de bain, je suis comme anesthésié de la vie.

Je marche au ralenti et tout autour de moi, plus rien n’a vraiment de consistance. J’avance, mais je tiens debout dans un unique but : détruire le plus de morts-vivants possible avant qu’à mon tour je tombe sous leur coupe. Peut-être trouverai-je un autre but quand j’aurai quitté cette maison, mais pour l’instant, je n’ai que ça en tête : massacrer du zombie.

En remontant de la cave vers quatre heures du matin, j’en ai profité pour rapporter avec moi un bidon d’acétone. Il est neuf, je l’ai acheté voilà trois mois pour décaper de vieux meubles entassés dans les combles. Je comptais m’en occuper ce printemps, mais maintenant ces cinq litres ne me serviront plus à rien, si ce n’est à les vider sur les tapis du rez-de-chaussée, histoire d’allumer un immense barbecue sauce zombie.

Car je ne partirai pas de cet endroit sans avoir mis le feu à cette horde de dégénérés qui s’engouffrera dans les lieux, dès que j’aurai ouvert la porte de la cuisine.

J’ai tout planifié.

J’ai descendu la chaîne hifi, une Bose, un modèle surpuissant, capable de délivrer 200 watts. J’ai aussi récupéré les deux dernières boules Quiès dans la table de nuit de Marie. Elles atténueront le bruit. J’ignore si mon plan à une quelconque raison de fonctionner, mais comme je l’ai dit précédemment, j’ai pu noter quelques points concernant ces monstres. Je remercie Francis pour ça.

Vous savez, quand on est désespéré, on est capable de tout. Et tandis que je me torturai l’esprit, cherchant une idée pour ralentir la rage de ces bêtes ignobles, j’ai collé un casque sur les oreilles de Francis, c’était quoi, deux heures avant que je lui défonce la boîte crânienne. J’ai tourné le bouton du son au maximum et je lui ai balancé ce morceau d’anthologie d’AC/DC, Highway To Hell, car j’avais envie qu’il file directement en Enfer, juste histoire qu’il soit le premier d’une longue liste. Je désirais voir Francis dans le rôle d’un ambassadeur des morts, qui les accueillerait au seuil des grandes forges pour un repos éternel, sans possibilité de revenir en arrière.

À cet instant, je dois avouer que j’ai songé au film de Tim Burton, Mars Attack, sauf qu’ici au lieu de voir exploser la tête du gosse, j’ai assisté à une tout autre réaction. Moins violente, mais très instructive. Francis a immédiatement cessé de me regarder. Il a détourné ses yeux injectés de sang de mon visage et s’est mis à fixer un point devant lui. J’ai eu cette impression qu’il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. D’ailleurs, dans les secondes qui suivirent, il a commencé à se débattre comme un forcené, il s’est échiné à fouetter l’air avec véhémence, juste là, devant sa face en voie de décomposition. Puis j’ai éteint et Francis s’est aussitôt remis à me fixer, découvrant des gencives d’où perlaient des croutes de sang. Il a tenté de me donner des coups de griffes, sans résultat. Et j’ai continué ce manège cinq minutes, alternant la musique et le silence, et lorsque j’en ai eu assez de le voir s’exciter de la sorte, j’ai arrêté et j’ai noté cette information dans mon calepin.

Ce geste n’a pour moi ni queue ni tête. Je ne suis pas un scientifique, mais grâce à cette expérience réalisée dans ma salle de bain, je savais qu’il existait une issue pour ficher le camp de cet endroit. Le tout était de savoir, est-ce que ça va fonctionner avec les autres ? Je priai que oui.

Off_The_Dead-Barricade

Episode suivant – Travelling arrière N°1

La langue française – 2 – La féminisation des noms de métiers…

Voilà un article qui devrait en intéresser plus d’un(e). Je songe en disant cela au terme « Auteure » que l’on retrouve sur de nombreuses pages. N’oublions pas qu’auteur avec un ‘e’ est un canadianisme et non une féminisation à la française.

Féminisation (des noms de métier, de titres, etc.)

        En 1984, le gouvernement a  institué une commission « chargée d’étudier la féminisation des titres et  des fonctions et, d’une manière générale, le vocabulaire concernant les  activités des femmes ». Dans une circulaire datée du 11 mars 1986, le Premier  ministre, M. Laurent Fabius, conseille l’application des règles de féminisation  recommandées par cette commission.

        L’Académie française, qui  n’a pas été associée aux travaux de cette commission, n’approuve pas les  conclusions que celle-ci a rendues. Dès le 14 juin 1984, elle publie une  déclaration, préparée par MM. Georges Dumézil et Claude Lévi-Strauss, qui fait  part de ses réserves et met en garde contre une féminisation autoritaire et  abusive.

        En 1998, le Premier  ministre, M. Lionel Jospin, a demandé à la Commission générale de  terminologie et de néologie de rédiger un rapport qui évaluerait les besoins en  matière de féminisation des titres et des noms de métier, et qui envisagerait  les champs d’action et les limites juridiques en la matière. Parallèlement, l’Institut  national de la langue française (INALF), dirigé par M. Bernard Cerquiglini,  était chargé d’étudier les possibilités morphologiques offertes par la langue  pour procéder à cette féminisation et les problèmes que celle-ci soulevait d’un  point de vue linguistique. Le rapport remis par la Commission générale,  sans déconseiller formellement le principe de la féminisation, en particulier  pour les noms de métier dont le féminin découle de l’usage même, souhaitait que  fût préservée la neutralité liée aux titres, aux grades et aux fonctions et  montrait les limites d’une féminisation arbitraire et systématique. En dépit de  ces recommandations, un inventaire de formes féminisées établi par l’INALF et  publié par la   Documentation française fut mis à la disposition des  administrations.

        Le 21 mars 2002, l’Académie  française publie une nouvelle déclaration pour rappeler sa position à ce sujet  et, en particulier, le contresens linguistique sur lequel repose l’entreprise  d’une féminisation systématique. Si, en effet, le français connaît deux genres,  appelés masculin et féminin, il serait plus juste de les nommer genre  marqué et genre non marqué. Seul le  genre masculin, non marqué, peut représenter aussi bien les éléments masculins  que féminins. En effet, le genre féminin ou marqué est privatif : un « groupe  d’étudiantes » ne pourra contenir d’élèves de sexe masculin, tandis qu’un « groupe  d’étudiants » pourra contenir des élèves des deux sexes, indifféremment. On  se gardera également de dire les électeurs et les électrices, les  informaticiennes et les informaticiens, expressions qui sont non seulement lourdes  mais aussi redondantes, les informaticiennes étant comprises dans les  informaticiens. De la même  manière, l’usage du symbole « / » ou des parenthèses pour indiquer  les formes masculine et féminine (Les électeurs/électrices du boulevard  Voltaire sont appelé(e)s à voter dans le bureau 14) doit être proscrit dans  la mesure où il contrevient à la règle traditionnelle de l’accord au pluriel. C’est  donc le féminin qui est le genre de la discrimination, et non, comme on peut  parfois l’entendre, le genre masculin.

        L’Académie française ne  s’oppose pas au principe de la féminisation en tant que tel : ainsi la huitième  édition de son Dictionnaire avait-elle donné place à de nombreuses formes féminines correspondant à des  noms de métier. Mais elle l’avait fait avec prudence et dans le respect de la  morphologie de la langue. Or, si certains noms de métier possèdent une forme  féminine bien ancrée dans l’usage et correctement formée, comme c’est le cas  pour institutrice, laborantine, écuyère ou chercheuse, certaines formes imposées par la circulaire  sur la féminisation, parfois contre le vœu des intéressées, sont contraires aux  règles ordinaires de dérivation. Les termes chercheure, professeure,  auteure, par exemple, ne sont aucunement justifiés linguistiquement car les  masculins en -eur font, en français, leur féminin en -euse ou en -trice (les rares exceptions comme prieure ou supérieure proviennent de comparatifs  latins dont les formes féminines et masculines sont semblables).

        En revanche, en ce qui  concerne les titres, les grades et les fonctions, au nom de la neutralité  institutionnelle et juridique qui leur est attachée, l’Académie française  recommande d’éviter, dans tous les cas non consacrés par l’usage, les termes du  genre dit « féminin » et de préférer les dénominations de genre non  marqué.

        Une féminisation  autoritaire et systématique pourrait aboutir à de nombreuses incohérences  linguistiques. Brusquer et forcer l’usage reviendrait à porter atteinte au  génie de la langue française et à ouvrir une période d’incertitude  linguistique. C’est ce que l’Académie française a toujours voulu éviter et  c’est pourquoi, au nom de l’usage, elle se réserve la possibilité d’enregistrer  de nouveaux termes pourvu qu’ils soient bien formés et que leur emploi se soit  imposé.

Vous pouvez également consulter sur le site de la D.G.L.F.,         le rapport de la Commission générale de terminologie et  de néologie sur ce sujet.

écrire

Source : http://www.academie-francaise.fr

La langue française – 1 – « C’est / Ce sont »

J’entame une nouvelle rubrique, qui je l’espère servira aux auteurs de passage sur mon blog. Je vais donc partager dans les articles de « La langue française » des difficultés que rencontrent les écrivains en herbe ou non lors des séances d’écriture.

Face à une difficulté, la question qui taraude l’auteur est : « cela s’écrit comme ci ou comme ça ? » et là le doute s’installe.

Je commencerai en reprenant « C’est / Ce sont » car trop souvent les termes sont mal employés.

C’est / ce sont

C’est, suivi d’un nom au pluriel ou d’un pronom autre que personnel, s’accorde avec celui-ci. Toutefois le singulier se rencontre parfois à l’écrit, particulièrement dans les cas suivants :

– lorsque singulier et pluriel sont identiques pour l’oreille : Ce n’était pas des mensonges
– lorsque ce reprend un nom ou un pronom au singulier qui le précède : Le monument qu’on aperçoit, c’est les Invalides
– lorsque l’attribut, également appelé complément du présentatif, est formé de plusieurs noms coordonnés dont le premier au moins est au singulier : C’est le chocolat et les bonbons que préfèrent les enfants.
Mais le pluriel est obligatoire quand l’attribut multiple développe un pluriel ou un collectif qui précède : Il y a cinq continents, ce sont…

Dans tous ces cas cependant, le pluriel est de meilleure langue.

Le singulier est obligatoire dans certains cas :

– quand le verbe est suivi de nous, vous : C’est vous tous qui avez décidé
– dans l’indication de l’heure, d’une somme d’argent, etc., lorsque l’attribut de forme plurielle est pensé comme un tout, comme une quantité globale : C’est onze heures qui sonnent
– quand le pronom en est intercalé dans l’expression : Je voulais vous rapporter des pleurotes, mais je ne sais si c’en est.

Source : http://www.academie-francaise.fr

 écrire