La langue française – 3 – Les liaisons

Aujourd’hui, focus sur les liaisons. Doit-elle se faire ou non, la réponse se trouve ici, juste en dessous. Très instructif.

Liaisons

En français,  la liaison peut apparaître entre un mot qui se termine par une consonne et un  mot qui commence par une voyelle ou un h non aspiré, si ces deux mots ne sont séparés par aucune ponctuation ni  par aucune pause orale. Selon les cas, elle est obligatoire, facultative ou  interdite. Les noms propres sont également soumis à la liaison.

La liaison  est obligatoire :
– entre le  déterminant et le nom : des(z)amis, tout(t) homme ;
– entre l’adjectif  antéposé et le nom : un(n)ancien(n)usage ; ainsi on dira un  savant(t)aveugle si aveugle est un nom, mais un savant aveugle si savant est le nom ;
– entre le  pronom (sujet ou objet) et le verbe : ils(z)aiment, on(n)aime, ils  vous(z)aiment, ils(z)y vont, courons(z)-y, donnez(z)-en ;
– entre est et le mot qui suit, dans des formes impersonnelles ou dans la forme  présentative : il est(t)évident qu’il viendra ; c’est(t)à  voir ;
– entre l’adverbe  et le mot unis étroitement : trop(p)étroit ; bien(n)aise ;
– entre la  plupart des prépositions monosyllabiques et le mot qui suit : dans(z)une  heure ;
– dans la  plupart des mots composés et locutions : un pot(t)-au-feu, mot(t)à  mot, de temps(z)en temps.

Elle ne se  pratique pas :
– après la  conjonction et : un fils et une fille ;
– après la  consonne finale d’un nom au singulier : un temps idéal, un nez  épaté ;
après le s intérieur dans les  locutions nominales au pluriel : des moulins à vent ;
– après la  finale -es de la 2e personne du singulier de l’indicatif  présent et du subjonctif présent : tu portes un habit vert ; Il faut que tu lui écrives un poème. On fera en revanche la liaison lors de  la lecture de vers ;
après les mots terminés en -rt en –rs, sauf s’ils sont suivis de il, elle, on ou s’il s’agit du t de l’adverbe fort ou du s de toujours : de part en part, tu pars à  huit heures (mais : quand dort-(t)on ? quand  sort-(t)elle ?) ;
– devant un,  oui, onze et les mots étrangers commençant par y : des  oui ;
– devant les  noms de lettres de l’alphabet : des i, des a.

Dans le  reste des cas, on peut choisir de faire ou non la liaison mais celle-ci  est plutôt la marque d’un langage soutenu.

On distingue  par ailleurs deux types de fautes de liaison :
le cuir qui consiste à faire une  liaison en t à la place d’une liaison en z, et plus généralement  à effectuer à mauvais escient une liaison en t : Il s’est mis(t)au travail ; J’ai cru(t)apercevoir un écureuil ;
– le velours qui consiste à faire une liaison en z à la place d’une liaison en t, et plus généralement à effectuer à mauvais escient une liaison en z : vingt(z)euros ; les dix-huit(z)ouvrages ; Il est  venu aujourd’hui(z)encore ;
Ces deux  types de liaisons fautives sont aussi appelés des pataquès.
Par  extension, on désigne par pataquès, cuir ou velours toute liaison  fautive, quelle qu’elle soit.

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Source : http://www.academie-francaise.fr

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