Dans l’Ombre – Chronique Clair / Obscur

Le recueil collectif « Dans l’ombre » (éditions Elenya) a été chroniqué dans la revue canadienne Clair / Obscur

cropped-cropped-nouv-logo-co1

Pour lire la chronique, cliquez sur le lien :

http://www.revueclairobscur.ca/ombre-recueil-nouvelles-horreur/

 

Pour vous procurer le recueil, rendez-vous sur le site des éditions Elenya :

http://elenya-editions.com/boutique/fr/recueils-collectifs/79-dans-l-ombre-collectif-9791092512403.html

Elenya dans l'ombre

Ne cherchez pas à discuter avec les démons ou les fantômes, car ce sont eux qui auront le dernier mot.

Tueurs diaboliques, peur et horreur irrépressibles … Le diable en personne se cache et hante vos nuits.

Des siècles durant, nombreux ce sont ceux qui ont dû lutter pour survivre. Mais aujourd’hui combien sont encore présents pour nous conter leurs combats.

Chaque auteur vous entraîne, de sa plume, à découvrir des histoires à faire frémir. Entre le rêve et le cauchemar, venez à eux. Mais sachez bien que vous pénétrez « Dans L’Ombre » …

 

Auteurs :

Davy ARTERO, Anthony BOULANGER, O’SCARYNE, Patrick MC SPARE, John STEELWOOD et Carine ROUCAN.

Publicités

AllSinners – TwitterFiction – Première partie


AllSinners, la twitterfiction de Jeff Balek a démarré ce jour. Afin de suivre une partie (ou la totalité pour les utilisateurs twitter) des histoires, je vous glisse l’ensemble de mes tweets (à lire du dernier, tout en bas, au premier, juste en dessous). J’interviens sous le nom @steelwood1

Pour plus d’informations, je vous invite à consulter ce lien

yumington-2012

#Fin des tweets#

Text: #AllSinners #TwitterFiction Elle a au moins l’espoir avec elle, maintenant, il ne me reste plusqu’à me sortir des griffes de cet homme

Text: #AllSinners #TwitterFiction Elle cligne du regard, elle a tout saisi. Et c’est le coeur gros que je la laisse

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: couvre toi, car quand je reviendrai, il faudra partir, et vite. Tu comprends ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction John (à Lhomme) : Une seconde (à Cindy) Je vais revenir, fais moi confiance. En attendant, enfile une veste

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: allez, on arrête là les adieux, il faut partir

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: une heure, peut-être plus, peut-être moins

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : combien de temps ? (je lui fais signe de ne pas parler)

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: il nous tuera tous les deux si on le suit. Tu vas donc rester ici et attendre.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Nouveau mouvement de tête de Cindy, je reprends…

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: je ne vais pas t’abandonner, mais tu vois ce monsieur ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy répond par l’affirmative d’un mouvement de tête

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: écoute moi, contente toi d’hocher la tête.

Text: #AllSinners #TwitterFiction je m’agenouille près de Cindy et je la prend dans mes bras. Je lui chucote des mots au creux de l’oreille.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : Me laissez pas, vous m’aviez dit que vous reviendrez pour m’aider

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: tu entends gamine, tu vas rester là

Text: #AllSinners #TwitterFiction Encore une fois, je ne sais si Lhomme va tomber dans la feinte, mais cette idée semble lui plaire

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: je n’ai pas d’enfant, je l’ai trouvé dans la rue et je l’ai apporté ici pour qu’elle se remette

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme : tu veux que nous la laissions ici ? Tu te fous de moi. Tu vas pas abandonner ta fille, seule et…

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: elle ne peut pas être transporté comme ça… Il faut qu’elle garde la jambe allongée.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: tu porteras la fille et tu passeras devant.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Je le vois hésiter, j’ignore s’il va accrocher à mon mensonge. il regarde les clefs.

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: j’ai trouvé une voiture, elle est située plus haut sur Footlak

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme : tu as deux minutes de retard

Text: #AllSinners #TwitterFiction Il faudra que j’agisse rapidement, car Lhomme ne me donnera pas deux chances de nous enfuir

Text: #AllSinners #TwitterFiction mais, il n’ouvre rien, si ce n’est cette porte d’espoir que je prévois d’offrir à Cindy

Text: #AllSinners #TwitterFiction J’ai bien trouvé ce trousseau http://t.co/sMNDxcIQ

Text: #AllSinners #TwitterFiction La pluie redouble d’intensité. Je dois rentrer maintenant, Lhomme attend mon retour, Cindy m’attend

Text: #AllSinners #TwitterFiction Chrono : reste 9 minutes

Text: #AllSinners #TwitterFiction Il est capable de tout.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Je l’ai vu dans son regard. Il n’a pas cillé quand il a menacé Cindy.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Deux choix s’offrent à moi : partir et tenter de me débarasser de l’autre. Mais il semble coriace.

Text: #AllSinners #TwitterFiction L’autre, l’inconnu tenant son flingue contre la temps de Cindy.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Je tourne depuis plus d’une demi-heure et je n’arrive pas à ôter cette image de ma tête :

Text: #AllSinners #TwitterFiction Chrono : reste 22 minutes

Text: #AllSinners #TwitterFiction Chrono : 58 minutes

Text: #AllSinners #TwitterFiction Me revoilà dans la rue, sans portable pour appeler des secours. Il faut que je trouve une solution, pour Cindy.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: Hey ! laisse ça sur le meuble, t’en auras pas besoin.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: alors un conseil, t’attarde pas et reviens entier. Plus que 59 minutes mon gars.

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: Oui, j’ai saisi

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme : tu as compris le topo ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : lâchez moi, vous me faite mal

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: tu as une heure pour dégoter une caisse, si d’ici là tu reviens bredouille ou pas du tout. Alors…

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: nous sommes à pied !

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: C’est tout vu. Dans une heure, on se casse avec ta voiture en direction du port.

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: Je proposer qu’on se pose un peu et d’ici une heure, on en rediscute.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: je me fous du pont, j’ai un bateau amarré au port.

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: j’ai entendu dire que le pont de BeachBay était engorgé et qu’il était impossible de traverser

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: vous êtes fou… Okay, okay… il n’y a rien là-bas, l’unique point de sortie se situe à Yumington

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: il faut qu’on parte en direction du port de plaisance

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: Sofia va tout balayer

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: on ne pourra rester ici longtemps. Sofia se rapproche. les maisons dans ce quartier sont toutes en bois

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: C’est le bordel dehors, le bulletin météo a créé une véritable panique

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: vous lui ferez pas de mal Lhomme: Si vous tentez rien d’idiot, y’a aucun soucis

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy: C’est qui ce monsieur John: c’est rien Cindy, juste une personne comme toi et moi, un peu perdu

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme : mon nom importe peu. Dites vous que sans moi vous ne sortirez pas vivant de cette ville. Allez, avancez

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: j’ai besoin de me reposer. john; mais qui êtes-vous ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: je ne suis pas seul, j’ai une petite fille qui a besoin de soin

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: Mais que… Lhomme: je vous conseille de ne rien dire, sinon je vous balance un pruneau dans le bide

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme : ce n’est pas ma femme

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: Nous aurons le temps d’en reparler, venez… Nous allons aider votre femme à sortir du véhicule.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Lhomme: La ville va vite devenir un véritable Légo avec cet ouragan. Tout risque de tomber en ruine.

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: vous allez bien, vous avez une chance incroyable, heureusement qu’il n’y avait plus d’électricité

Text: #AllSinners #TwitterFiction L’homme avance d’un pas et pose son pied dans une flaque, la cable s’agite et vient se planter dans la l’eau

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : Hey ! Attention, n’avancez plus Lhomme: Un chien a traversé l’avenue, ma femme est inconsciente et je…

Text: #AllSinners #TwitterFiction Il ne voit pas le cable haute tension qui s’est déconnecté de son logement, il faut que je l’avertisse

Text: #AllSinners #TwitterFiction Un homme sort côté passage, il titube. La pluie s’est remise à tomber. Il semble désorienté.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Je regarde par la fenêtre, et je vois une Mexus model luxe, encastrée dans un poteau électrique

Text: #AllSinners #TwitterFiction : John: Il faut que tu manges, tu es toute blanche (dans la rue, un carambolage) Cindy : C’était quoi ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: Cindy, je vais nous sortir de là. Tu te sens bien ? Cindy: j’ai encore mal

Text: #AllSinners #TwitterFiction Les anciens habitants ont oublié un GSM, une chance, il est allumé et chargé.

Text: #AllSinners #TwitterFiction john : ne pense pas à ça ma chérie, je suis certain qu’elle va s’en sortir très bien

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : on est pas en sécurité ici, et puis si ta maman te cherche, elle se rendra là bas Cindy : et si elle est.

Text: #AllSinners #TwitterFiction john : je vais m’occuper de toi, mais il faudra que je t’emmène à l’hôpital Cindy : à cause de la pluie

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : il était pompier John : Ah ! Je crois que j’ai trouvé ce qu’il faut Cindy : ça fait mal

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : on est que toute les deux, mon papa est mort John: je suis désolé Cindy : Non, je l’ai jamais connu

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : Tu peux me dire quoi d’autre sur ta mère, elle est partie dans quelle direction ? Cindy : il faisait noir

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : D’accord, tu t’appelles comment ? John : John. Allez, je reviens, ne bouge pas.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : tu reviens après,hein ? John : Oui, et même, je vais continuer de te parler, comme ça, ça ira ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : je reviens, je vais essayé de trouver ce qu’il faut pour te soigner dans la salle de bain

Text: #AllSinners #TwitterFiction john: je vais m’occuper de ça,mais avant il faut que tu restes calme, okay. Cindy : han, han

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : écoute Cindy, tu veux un bout de barre de céréales ? Oui. Cindy : ma maman a dit qu’elle reviendrait

Text: #AllSinners #TwitterFiction Bon. Alors pour commencer, désinfecter sa plaie et lui bander la jambe. Putain, j’suis pas médecin.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Zen, John ! calme toi et essaye de réfléchir… Cindy : ahhhhh Mamannnn John : STOP ! STOP ! j’suis perdu là

Text: #AllSinners #TwitterFiction Plus de batterie, pas d’électricité. Une enfant qui hurle. J’ai froid, mal partout. Bref, j’suis dans la merde

Text: @JGuiguet @16ames @orxataa Tu es où géographiquement parlant ? Je suis réfugié au 16 Avenue Foot…

Text: #AllSinners #TwitterFiction Il ne me reste plus qu’à trouver de l’électricité et là, c’est pas gagné. Cindy : Maman !!!!!

Text: #AllSinners #TwitterFiction SMS : @16ames ça risque de plus passer, la batterie de mon portable est au plus bas, je te recontacte plus tard

Text: #AllSinners #TwitterFiction Ma batterie commence à faiblir, c’est pas le moment qu’elle me lâche…

Text: #AllSinners #TwitterFiction SMS : @16ames , je suis au 16 Ave FootLak. Je rappelle plus tard. La petite est très mal. Elle perd du sang

Text: #AllSinners #TwitterFiction SMS : @16ames tu as réussi à avoir quelqu’un ? j’ai dégagé la petite, je vais la transporter dans une maison

Text: #AllSinners #TwitterFiction Cindy : Ahhh, j’ai mal. John : Encore un effort ma chérie Cindy : Ahhhh

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : Je suis là Cindy. A trois, je vais soulever cette branche et tu vas essayé de bouger ta jambe… oui, là.

Text: #AllSinners #TwitterFiction PF : Cindy… Je veux ma maman, elle m’a dit qu’elle reviendrait me chercher

Text: #AllSinners #TwitterFiction Arhhh, une autre branche vient de se briser, je l’ai échappé belle. John : Tu t’appelles comment ma petite ?

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : NE BOUGE PAS ; Petitefille : Ma maman, je veux ma maman John : je vais te sortir de là, tu t’appelles…

Text: #AllSinners #TwitterFiction @16ames SMS : J’entends que dalle avec ce vent

Text: #AllSinners #TwitterFiction @16ames SMS : peux tu appeler les secours, j’ai découvert enfant gravement blessée. Impossible d’appeler

Text: #AllSinners #TwitterFiction Faut que j’appelle les secours… Allô… Allô !!! Putain j’entends rien.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Merde ! C’est une petite fille, elle est bloquée sous une branche. Je l’entends pleurer malgré la force du vent.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Je vois quelqu’un là-bas, on dirait que…

Text: #AllSinners #TwitterFiction Je regarde autour de moi, c’est terrifiant. Les maisons sont pour la plupart, closes et, les rues désertes.

Text: @sakochmaar Okay, là je file aux urgences psy rejoindre Maddy, ainsi que @orxataa et @16ames. Mais j’ignore où est @orxataa !!!

Text: #AllSinners #TwitterFiction Une accalmie. Faut que je file vers l’Ave Corbiz.Je dirais, à un bon quart d’heure de marche rapide.

Text: @16ames @CryingRavenBar @orxataa #AllSinners #TwitterFiction Normalement elle est en chemin. J’espère qu’il ne lui est rien arrivée

Text: #AllSinners #TwitterFiction J’espère que Maddy se porte bien et qu’ils lui donneront son lithium.Elle devient furieuse dans le cas contraire

Text: @16ames @orxataa Je rirais si je n’avais pas si froid #AllSinners #TwitterFiction

Text: @16ames Je pars rejoindre @orxataa au 5 ImpDel Toro #AllSinners #TwitterFiction

Text: @sakochmaar Okay, je vais tenter une sortie vers l’Av Corbiz pour rejoindre @orxataa #AllSinners #TwitterFiction

Text: @orxataa J’attends que la rincée se termine (si ça prend fin un jour)Je suis frigorifié. Mon nez coule et je commence à avoir mal à la gorge

Text: @16ames @orxataa J’ai trouvé un abris de fortune, je viens de retrouver mon GSM, j’ai été surpris par une averse de pluie assez forte

Text: @orxataa #AllSinners #TwitterFiction SMS : tu as l’adresse exacte ? Je suis pas très loin de Footlak Bld à BeachBay

Text: @16ames #AllSinners #TwitterFiction @orxataa m’a contacté, je dois filer aux urgences psy. Je crois que c’est en direction de la 52ème rue

Text: #AllSinners #TwitterFiction « Ding dong »… Personne… Pourtant sa voiture est là. Je réessaye… « Ding dong » Allez Maddy, je me pèle.

Text: #AllSinners #TwitterFiction J’espère surtout qu’elle m’en voudra pas de l’avoir laissé en plan la semaine dernière avec l’autre con de Pat.

Text: #AllSinners #TwitterFiction A ce rythme là, je vais être trempé jusqu’au os. Direction la maison de Maddy, j’espère qu’elle n’est pas partie

Text: #AllSinners #TwitterFiction J’ai pas le temps de m’attarder sur Fox. Il a perdu la tête. Et puis ce vent qui n’arrête pas. C’est fatiguant.

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : Il a perdu la tête… Fox, revenez, ne partez pas en direction de la plage, c’est dangereux.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Fox: et le chiffre contenu dans les lettres de son nom.

Text: #AllSinners #TwitterFiction Fox:il y avait tous ceux qui ont remporté la victoire sur la Bête, sur son image,

Text: #AllSinners #TwitterFiction Fox:J’ai vu comme une mer transparente, et pleine de flammes ; et, debout au bord de cette mer transparente…

Text: #AllSinners #TwitterFiction John: Fox ! Ecoutez moi, ce n’est qu’un ouragan, les anges n’existent pas

Text: #AllSinners #TwitterFiction Fox : ce sont les derniers, puisqu’ils marquent l’accomplissement de la colère de Dieu.

Text: #AllSinners #TwitterFiction John : C’est pas la fin du monde Fox (enfin, j’espère) arrêtez votre…

Text: #AllSinners #TwitterFiction Fox :Moi Jean, j’ai vu dans le ciel un autre signe, grandiose et admirable:sept anges qui détiennent sept fléaux

Text: #AllSinners #Twitterfiction Hey, vous vous rendez quelque part ? Je suis à la recherche d’un véhicule.

Text: #AllSinners #Twitterfiction Ah voilà le vieux Fox, comme moi, il brave le mauvais temps. je sais pas si il pourra aider mais bon, voyons…

Text: #AllSinners #Twitterfiction @CryingRavenBar Allô, c’est John, je cherche un contact sur BeachBay.

Text: #AllSinners #Twitterfiction « Restez chez vous et calfeutrez vous », ouais. Perso, j’ai pas envie de mourir mais il me faut une voiture

Text: @16ames #AllSinners #Twitterfiction Tu vis de quel côté ? Je suis dans les rues de BeachBay, je cherche un abris.

Text: #AllSinners #Twitterfiction Les vents se renforcent, j’ai peur de perdre bientôt ma connexion 3G. je risque d’être coupé de mes contacts.

Text: #AllSinners #Twitterfiction Je suis paré mais je me demande s’il restera beaucoup de monde à BeachBay à l’arrivée de Sofia. Les gens partent

Text: @CryingRavenBar Oui. Nickel. je suis bloqué dans une zone à risque, donc tout baigne (si je puis dire) 😉

Text: #AllSinners #Twitterfiction Je prépare un sac de provision et je me casse d’ici. Je dois trouver un abri plus sûr.

Text: #AllSinners #Twitterfiction @sakochmaar SMS : je suis bloqué à BeachBay, la brume se rapproche, ainsi que Sofia.

Text: #AllSinners #Twitterfiction Je suis bien tout seul avec mes meubles surélevés, sans café, sans bus et avec une caisse hors-service

Text: #AllSinners #Twitterfiction Et bingo ! Voilà que la bonne femme de la météo nous annonce l’arrivée de Sofia.

Text: #AllSinners #Twitterfiction Même sans chauffage, il fait meilleur à la maison. Je vais allumer la tv histoire de savoir ce qu’ils prévoient

Text: #AllSinners #Twitterfiction @sakochmaar SMS : plus de bus, je rentre et je te confirme si je peux venir ou pas. Voiture HS depuis dimanche

Text: #AllSinners #Twitterfiction Pas de bus. Je retourne à la maison. La brume s’est intensifiée. Un truc tourne pas rond, le froid me transperce

Text: #AllSinners #Twitterfiction @sakochmaar SMS : j’attends le bus, on se boit un coup dans la journée. No problemo.

Text: #AllSinners #Twitterfiction Direction le @CryingRavenBar. Il flotte, au loin j’aperçois un filet de brume se rapprocher. Go, dans le bus.

Text: #AllSinners #Twitterfiction @sakochmaar Je sors, je te dis ça dans la matinée, là j’ai vraiment besoin d’un café pour me réveiller

Text: #AllSinners #Twitterfiction Plus de café non plus. J’ai fait le plein de bouffe et j’ai oublié le café. Reste plus qu’à enfiler un imper.

Text: Un bon café ne sera pas de refus, le chauffage a lâché et en plus la météo qui prévoit un temps de chien #AllSinners #Twitterfiction


#Début des tweets#

Histoire de zombies – Travelling arrière N°1

Episode précédent – Il est temps de mettre les voiles

Travelling arrière N°1

Les premiers morts-vivants sont apparus courant janvier, juste après le jour de l’an. Certaines sources ont indiqué aux médias nationaux que tout était parti du sud-est de la France, aux environs de Nice. Bien entendu, ce n’est qu’un exemple, une rumeur, une de plus qui alimente depuis ce jour ce mystère : d’où viennent-ils ?

Tout porte à croire, avec le recul sur les événements, que les zombies sont sortis de leur silence au même moment, un peu partout sur le territoire, comme si une voix les avait appelés. Mais la panique a véritablement débuté quand une bande d’écoliers s’est vue fondre sous les dents carnassières d’une horde de revenants. Les réseaux sociaux ont rapidement pris le relais de l’information, comme on dit « ça a fait boule de neige » et tout est devenu en l’espace d’une demi-journée complètement incontrôlable.

Le buzz était lancé. Les informations fusèrent, renseignant les internautes qu’une troupe de zombies s’était introduit dans la cour d’une école primaire non loin de la capitale, qu’ils avaient brisé vitres et portes avant de pénétrer dans l’établissement. Des détails morbides furent twitté, textoté, e-mailé, dans le pays, en Europe, mais aussi à l’autre bout du monde. En l’espace d’une heure, les Japonais qui rentraient chez eux après leur journée de travail, découvrirent qu’une vingtaine de gosses français avaient été tués aux alentours de dix heures du matin. En France, à l’autre bout de la ville, une mère qui avait déposé quatre de ses enfants sur les coups de 8h15, ne fut informée du décès des trois plus âgés que tard dans l’après-midi.

Les cris, les plaintes, les hurlements, accompagnèrent les annonces faites à la radio, à la télévision ainsi que sur les téléphones mobiles. Les plus optimistes annoncèrent qu’une dizaine de gamins avaient été tués, avant que la police n’intervienne pour prendre le contrôle. Mais dans la réalité, les policiers tombèrent sous les griffes des zombies. Leur gilet pare-balle ne servit à rien face à la rage des morts-vivants. Les dents claquèrent, mordirent à maintes reprises les personnes passant à la portée de la mort en marche et en l’espace d’une vingtaine de minutes, l’escouade de policiers envoyée sur les lieux vint grossir le groupe des zombies. Deux agents des forces de l’ordre finirent déchiquetés sur le sol de la salle de motricité, dévorés avec acharnement par une troupe de gamins au regard vitreux et aux mouvements saccadés.

Seul un enfant parvint à se cacher ce jour-là, le quatrième d’une fratrie anéantie. Il échappa à la vigilance de ses camarades décédés en se cachant sous un escalier de service. Il y resta de longues heures, baignant dans sa peur et son urine et ne rentra chez lui que le soir, lorsque les morts-vivants quittèrent les lieux pour répandre le mal au-delà des frontières de la ville.

Les photos et les vidéos de cet événement se répandirent comme la peste sur la toile. L’un de ces films, montrant une dizaine d’enfants s’acharnant sur un policier, lui extrayant les organes à même la main, faisant craquer les cottes pour atteindre les poumons et le cœur, fut consulté plus de 500 000 fois en moins de quatre heures dans le monde entier. Cette surcharge des réseaux provoqua des coupures parcellaires du maillage informatique. Une première au niveau mondial.

La télévision relaya la tragédie dans un flash spécial aux alentour de 14h12. Le journaliste parla des heures et des heures sans apporter la moindre réponse. Tous, même les dirigeants, furent incapables de nommer ou d’expliquer ce qu’il se déroulait dans le pays.

L’horreur s’était invitée à la table des puissants et personne ne sut comment réagir face à cela.

Durant les trois jours suivants, les attaques de mort-vivants se multiplièrent dans les grandes métropoles. À Paris, l’assemblée nationale fut envahie en pleine séance plénière. Pour les politiques présents, l’ordre du jour était de voter des amendements concernant une loi pour limiter le nombre de ressortissants étrangers provenant de la zone hors union européenne, mais quand les zombies débarquèrent dans les allées, déambulant, grognant, crachant des filets d’hémoglobine, les hommes politiques mirent tout en pratique pour se sauver.

Quand les premiers politiciens tombèrent sous les mâchoires acérées des morts-vivants, quand les premiers membres arrachés roulèrent sur les bancs rouge sang de l’assemblée, tous comptèrent sur leur instinct de survie pour s’en sortir indemne. Les familles politiques explosèrent, les zombies rendirent caduques les alliances les plus fortes et en une dizaine de minutes, les morts furent plus nombreux que les vivants. Seuls quelques députés purent s’échapper par un corridor voilé par une porte dérobée à l’arrière de l’hémicycle. Ils débouchèrent une centaine de mètres plus loin sur un Quai d’Orsay en proie à la folie meurtrière. Le mal continuait de s’étendre.

Depuis ce jour, le plan Vigipirate écarlate est de mise sur l’ensemble du territoire. Personne ne sait s’il sera levé un jour.

Des voix ont indiqué que les premiers cas révélés de morts-vivants sont apparus au nord de l’Europe, contredisant ainsi la première hypothèse d’une contamination provenant du sud de la France. Ces mêmes voix ont ajouté que les morts avaient envahi en l’espace d’une semaine toute la zone septentrionale du vieux continent, des foutaises pour les survivants.

Aujourd’hui, dans ce capharnaüm qu’est devenue la société, plus personne ne s’aventure à échafauder des théories concernant l’apparition de ces revenants. Le plus important pour les citoyens n’était pas de survivre, mais de mourir correctement, avec dignité, le plus tard possible et si le moment venait à les saisir, ils espéraient que ce soit avec une balle dans la tête. Personne n’avait envie de revenir pour manger son frère, son fils, sa femme. Personne.

Comme dans ce vieux film de Romero, beaucoup de personnes se sont réfugiées dans les supermarchés, mais la nourriture n’est pas éternelle. Les stocks ont baissé et les mesures draconiennes pour économiser les vivres s’avèrent être difficile à mettre en pratique. Des clans se forment, de nouvelles alliances aussi. Les lois sont dépassées, il n’y a plus ni faible ni fort, mais seulement des hommes capables de tout pour défendre ce qu’il leur reste.

resident-evil-hand

Episode suivant (11) – Embrasement

Histoire de zombies (10) – Il est temps de mettre les voiles

Episode précédent (9) – Marie

Journal, entrée du 04 Février 2045, 05h00

Il est temps de mettre les voiles.

Mon sac est prêt. J’ai fouillé dans l’armoire à pharmacie, j’ai dégoté une boîte d’Efferalgan, ceux qui fondent sous la langue, des pansements, des bandes, de l’antiseptique, une paire de ciseaux, une pince à épiler et un spray d’arnica. Je n’ai aucun antibiotique, en fait, nous étions Marie et moi, très rarement malade, et dès que nous avions un traitement, nous nous empressions, quand il arrivait à son terme, de rapporter les emballages entamés à la pharmacie. Parfois, certains comportements ne s’expliquent pas. Nous étions ainsi, point barre.

Dehors, il fait encore nuit. J’entends des grognements provenir de l’arrière-cour. Je sens bien depuis quelques jours comme un changement dans le comportement des morts-vivants errant autour de la maison.

D’ici une heure, deux au maximum, ils rentreront. D’une manière ou d’une autre, ils seront là et envahiront les pièces les unes après les autres. Ils me chercheront, dodelinant de la tête, jetant des regards en direction de la salle me servant de bibliothèque, puis de l’étage. Ceux qui n’ont plus d’yeux se contenteront de tâter le terrain et trouveront une main courante. Ils s’agripperont à la rampe et grimperont marche après marche vers ce palier déservant mon bureau et les chambres situées en retrait.

Ils pénétreront dans chacune de ces pièces et ils mettront tout à sac, se cognant aux meubles bas, renversant mes archives, les livres, les bibelots. Ils piétineront ma vie tout en lâchant des grommellements. De la bave s’écoulera de leurs gencives atrophiées, des morceaux de chair se détacheront et viendront se coller sur les photos prisonnières dans ces cadres que nous avions achetés avec Marie. Les zombies me chercheront, dans les armoires, sous le lit, dans les recoins, mais leurs mains squelettiques saisiront le vide. Elles déchireront les draps, tous ces vêtements achetés chez Brummel. Ses articulations aux teintes grisonnantes gratteront les tapisseries, chercheront un endroit, une issue et finalement, toutes ses mains tendues ne trouveront rien. Car je serai parti depuis longtemps.

Mon existence parmi les hommes est terminée. Aujourd’hui, je ne suis plus l’époux, le frère, le fils, je ne suis plus rien de tout ça. Je suis un survivant, et j’emporte avec moi mon journal, des stylos, une lampe torche, des couteaux, une gourde, et bien d’autres choses qui me seront utiles. Mon sac à dos est bourré à mort. Je mets de côté les derniers packs d’eau, juste là, dans le salon, tout près de la fenêtre. J’ai dans l’idée de démarrer le Cayenne, et de tracer ma route jusqu’à trouver un autre endroit où je pourrai respirer un peu, juste un instant, avant de repartir.

Je m’occuperai de changer les pneus plus loin. J’espère que les jantes tiendront. De toute manière, je n’ai plus que ça, l’espoir. Et encore, en songeant à Francis, je me dis que ce jeune avait espéré avant moi, quand son père l’a coursé dans le jardin, quand les autres zombies l’ont choppé pour le découper en deux, puis quand je l’ai tiré dans la maison. Je crois qu’il a espéré jusqu’au bout qu’une personne s’approche de lui, lui pince la joue en lui murmurant réveille-toi Francis, tout ça c’était qu’un putain de cauchemar, les zombies n’existent pas, tu es encore en un seul morceau. Mais personne n’est venu sortir ce gosse de cette rêverie, je crois même qu’il m’a entrainé avec lui, car depuis qu’il est mort dans ma salle de bain, je suis comme anesthésié de la vie.

Je marche au ralenti et tout autour de moi, plus rien n’a vraiment de consistance. J’avance, mais je tiens debout dans un unique but : détruire le plus de morts-vivants possible avant qu’à mon tour je tombe sous leur coupe. Peut-être trouverai-je un autre but quand j’aurai quitté cette maison, mais pour l’instant, je n’ai que ça en tête : massacrer du zombie.

En remontant de la cave vers quatre heures du matin, j’en ai profité pour rapporter avec moi un bidon d’acétone. Il est neuf, je l’ai acheté voilà trois mois pour décaper de vieux meubles entassés dans les combles. Je comptais m’en occuper ce printemps, mais maintenant ces cinq litres ne me serviront plus à rien, si ce n’est à les vider sur les tapis du rez-de-chaussée, histoire d’allumer un immense barbecue sauce zombie.

Car je ne partirai pas de cet endroit sans avoir mis le feu à cette horde de dégénérés qui s’engouffrera dans les lieux, dès que j’aurai ouvert la porte de la cuisine.

J’ai tout planifié.

J’ai descendu la chaîne hifi, une Bose, un modèle surpuissant, capable de délivrer 200 watts. J’ai aussi récupéré les deux dernières boules Quiès dans la table de nuit de Marie. Elles atténueront le bruit. J’ignore si mon plan à une quelconque raison de fonctionner, mais comme je l’ai dit précédemment, j’ai pu noter quelques points concernant ces monstres. Je remercie Francis pour ça.

Vous savez, quand on est désespéré, on est capable de tout. Et tandis que je me torturai l’esprit, cherchant une idée pour ralentir la rage de ces bêtes ignobles, j’ai collé un casque sur les oreilles de Francis, c’était quoi, deux heures avant que je lui défonce la boîte crânienne. J’ai tourné le bouton du son au maximum et je lui ai balancé ce morceau d’anthologie d’AC/DC, Highway To Hell, car j’avais envie qu’il file directement en Enfer, juste histoire qu’il soit le premier d’une longue liste. Je désirais voir Francis dans le rôle d’un ambassadeur des morts, qui les accueillerait au seuil des grandes forges pour un repos éternel, sans possibilité de revenir en arrière.

À cet instant, je dois avouer que j’ai songé au film de Tim Burton, Mars Attack, sauf qu’ici au lieu de voir exploser la tête du gosse, j’ai assisté à une tout autre réaction. Moins violente, mais très instructive. Francis a immédiatement cessé de me regarder. Il a détourné ses yeux injectés de sang de mon visage et s’est mis à fixer un point devant lui. J’ai eu cette impression qu’il ne voyait pas plus loin que le bout de son nez. D’ailleurs, dans les secondes qui suivirent, il a commencé à se débattre comme un forcené, il s’est échiné à fouetter l’air avec véhémence, juste là, devant sa face en voie de décomposition. Puis j’ai éteint et Francis s’est aussitôt remis à me fixer, découvrant des gencives d’où perlaient des croutes de sang. Il a tenté de me donner des coups de griffes, sans résultat. Et j’ai continué ce manège cinq minutes, alternant la musique et le silence, et lorsque j’en ai eu assez de le voir s’exciter de la sorte, j’ai arrêté et j’ai noté cette information dans mon calepin.

Ce geste n’a pour moi ni queue ni tête. Je ne suis pas un scientifique, mais grâce à cette expérience réalisée dans ma salle de bain, je savais qu’il existait une issue pour ficher le camp de cet endroit. Le tout était de savoir, est-ce que ça va fonctionner avec les autres ? Je priai que oui.

Off_The_Dead-Barricade

Episode suivant – Travelling arrière N°1

Histoire de zombies (6)

Episode précédent (5)

Journal, entrée du 29 Janvier 2045, 12h32

— Ahhhhh… S’il vous plaît.

Je croyais Francis ad patres, car les morts ne hurlent pas.

Non ! C’est impossible. Je dois être pris d’hallucinations auditives, il ne peut en être autrement. Francis s’est fait bouffer par ces zombies qui errent dans le quartier. Je l’ai vu voilà moins d’une heure, gisant sur le perron de la porte arrière, immobile. J’ai encore en mémoire la vision de cette moitié de corps ensanglanté avec ses intestins débordant d’un ventre béant, se mélangeant avec l’herbe et les vêtements déchirés. Je revois également ces morts-vivants s’acharnant avec rage sur l’autre partie de ce qui était devenue une simple carcasse de viande, déchiquetant à coups de dents les chairs, tirant sur les muscles, dépeçant sans ménagement le squelette jusqu’à faire sourdre la blancheur des os au soleil.

Non ! Il n’est pas vivant, pas après ce qu’il venait de subir. Ce serait une hérésie…

— À l’aide ! c’est lui, je ne rêve pas. Il est contaminé, oui, c’est ça, il va devenir comme eux dans les heures qui viennent. Sa voix muera pour devenir un entrefilet de respiration, donnant juste l’impression qu’il vit encore. Seulement il ne sortira de sa bouche qu’un borborygme traînant, rappelant une condition humaine à l’agonie, un enfer qui ne se terminera qu’avec la liquéfaction de son corps.

En attendant, ses cris sont insoutenables, et à chaque fois qu’ils résonnent, j’ai l’impression qu’une personne m’enfonce une pelote d’épingles au fond de la gorge. J’en ai le souffle coupé et durant une poignée de secondes mes poumons refusent de fonctionner. Je sens alors une chaleur sèche, désagréable au possible, me brûler la trachée-artère.

Je n’avais plus ressenti ça depuis mes dix ans, quand j’ai assisté en direct à un accident sur une nationale des Pyrénées. C’est bizarre la mémoire, mais en entendant les hurlements de Francis, je revois le crâne de ce motard s’empaler sur des tiges d’acier, celles qui sont utilisées pour les fondations. Le rapport avec le carnage causé par les zombies ? Je n’en vois aucun, si ce n’est cette boucherie qui s’est ancrée dans mes souvenirs, pour ne jamais plus me quitter. Je ne distingue aucune autre similitude sinon la violence des images.

— S’il vous plaît, monsieur, il sait que je suis là. J’en ai la chair de poule.

Sans doute m’a-t-il entendu quand je suis venu jeter un coup d’œil et moi, je n’ai rien vu. Je ne me suis pas rendu compte qu’il respirait encore. Malgré les blessures irréversibles dont Francis était victime, il s’accrochait à la vie. Pourtant, les zombies l’ont littéralement coupé en deux. Personne ne peut survivre à ça, ou alors, pas très longtemps. Bien sûr il reste la solution de me rendre dans la cuisine, d’ouvrir la porte et de le tirer par les bras sur le carrelage, mais même ça, je suis incapable de savoir si je pourrais le faire.

J’hésite, et c’est compréhensible.

Je sais qu’il répétera cette phrase en boucle, jusqu’à épuisement. Je sais qu’il finira par se taire, mais après, que deviendrai-je ? Je devrai vivre avec ça sur la conscience, avec cette pensée que « j’aurais pu le sauver et lui permettre ainsi de mourir dans la dignité », car en l’abandonnant sur le perron, les zombies ne tarderont pas à s’abattre sur lui quand ils auront fini de dévorer le bas de son corps.

Une partie de moi me dit de m’enfermer dans une pièce, de calfeutrer les ouvertures avec des meubles, avec tout ce qui me vient sous la main, pour ne pas l’entendre, mais l’autre part de moi m’incite à me rendre dans la cuisine, ouvrir la porte et mettre Francis à l’abri de ces bouches avides de chair, loin de ces mains dévoreuses de corps.

— Putain ! J’ai mal !

Les zombies sont-ils capables de parler ou même de se plaindre ? J’ai lu un roman l’an dernier, il relatait l’histoire d’un homme devenant un mort-vivant volontairement, et ce dernier était capable de penser, de parler. Une vraie catastrophe ce livre. Une fiction, juste une histoire racontée pour effrayer les adolescents en mal de sensations fortes. Ici, j’ai affaire à la réalité et une voix me dit que Francis n’est pas encore mort, qu’il le deviendra sûrement, mais que pour l’instant, il devait être tiré de ce pétrin.

— Bouge-toi !

sans-titre

Episode suivant (7)

Chronique – critique de « L’homme de sang » sur le site Lemague.net

Le Mague

Le site internet Lemague.net propose une chronique de « L’homme de sang », elle a été écrite par La Singette Missdinguette (que je remercie 🙂 )

lm2

Si vous souhaitez lire la chronique/critique, suivez ce lien ==> http://www.lemague.net/dyn/spip.php?article8107

Au passage, profitez-en pour lire l’article concernant Franca Maï (et poursuivez votre lecture en lisant ses livres, cette auteur est tout simplement talentueuse. Elle nous a quitté mais elle restera toujours présente dans mon esprit )